Désigné comme "personnalité préférée des Français" par un récent sondage, Michel-Édouard Leclerc envisage l'opportunité d'entrer en politique. Il propose des mesures pour rassurer les consommateurs et favoriser la consommation, un levier crucial pour l'économie, dont sa chaîne de supermarchés dépend étroitement.
Il déclare : "Si j'étais décideur, je chercherais à stimuler la croissance en rehaussant le pouvoir d'achat, en augmentant les salaires et en allégeant les cotisations."
Son objectif? Rapprocher le salaire brut du net, sans peser sur les entreprises.
Cependant, cette diminution des cotisations pose la question de son financement, essentiel pour les retraites et la Sécurité sociale. Pour palier cette réduction, Leclerc suggère plusieurs pistes, incluant une augmentation de la TVA sur les produits importés et une taxation des robots. Il lance la réflexion : "Mon iPhone ne cotise pas," soulignant l'absence de contribution des machines au financement de la protection sociale.
Il rappelle que lorsque des intelligences artificielles comme ChatGPT ou Mistral remplacent certaines professions, celles-ci devraient également avoir une part de responsabilité dans le financement social, tout comme un salarié humain. Cette idée n'est pas nouvelle; Benoît Hamon et Bill Gates l'ont défendue auparavant. Hamon, lors de la campagne présidentielle de 2017, soutenait déjà une taxe sur les robots pour anticiper la baisse d'emplois humains. Gates expliquait également qu'il serait juste d'imposer les robots au même titre que les travailleurs humains.
Le fondateur de Microsoft avait déclaré : "Si une machine produit une richesse de 50 000 dollars, il serait logique de l'imposer au même titre qu'un travailleur."
Cependant, l'idée de taxer les robots divise les experts. Certains estiment qu'une telle mesure pourrait entraver l'innovation et nuire à la compétitivité, alors que d'autres considèrent qu'elle pourrait sauver les recettes de l'État social, en proie au déclin dû à l'automatisation.
Augmenter les salaires en réduisant les cotisations pourrait ainsi faire sombraître des problèmes de rémunération dans des secteurs comme la grande distribution. Une étude de Michael Page révèle que le salaire moyen brut d'un employé de caisse en région parisienne s'élève seulement à 25 000-27 000 euros par an. En comparaison, le salaire médian des salariés du secteur privé est de 2 730 euros par mois, selon l'Insee.
Il semble donc crucial de réévaluer comment et où les cotisations sociales sont perçues afin d'assurer un avenir viable pour l'économie, tout en soutenant ceux qui en ont le plus besoin.







