Lors d'une déclaration faite lundi, Donald Trump a exprimé son mécontentement face à certains de ses partenaires internationaux qui, selon lui, manquent d'implication dans la sécurisation du détroit d'Ormuz. Ce passage stratégique, bloqué par l'Iran, est vital car il représente environ 20 % du trafic mondial de pétrole.
Alors que le Moyen-Orient est en proie à des tensions accrues après l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, l'écho de cette guerre se fait sentir bien au-delà de la région, suscitant des préoccupations sur l'économie mondiale et l'approvisionnement en énergie.
Pour tenter de restaurer l'accès au détroit, Trump a réclamé le soutien de l'Otan et même de la Chine pour envoyer des forces navales. « Depuis quarante ans, nous vous assurons votre protection et vous ne voulez pas vous engager dans une situation, qui, à mon sens, est assez mineure », a-t-il lancé depuis la Maison Blanche.
En réaction, Friedrich Merz, le chancelier allemand, a clarifié que l'Allemagne ne souhaitait pas participer à cette mission, la qualifiant de non pertinente pour l'Otan. De manière similaire, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a également rejeté l'idée de déployer des forces de l'Otan, tout en travaillant sur un plan alternatif qui éviterait d'entraîner le Royaume-Uni dans un conflit plus large.
Trump a également évoqué Emmanuel Macron, laissant entendre que si la réponse de la France n'était pas idéale, il espérait tout de même un engagement de sa part. En dépit de ces critiques, il a affirmé que certains pays auraient déjà exprimé leur volonté d'aider, sans toutefois préciser lesquels.
Concernant la Chine, Trump a évoqué la possibilité de reporter un voyage prévu si Pékin ne s'engageait pas, rappelant que 90 % de son pétrole transitait par le détroit. La réponse de la Chine a été minimaliste, se contentant d'indiquer qu'elle maintenait des discussions avec Washington.
Les ministres des Affaires étrangères de l'UE, réunis à Bruxelles, ont quant à eux décidé d'éviter d'envoyer la mission européenne de protection maritime Aspirés dans le détroit d'Ormuz. Cela intervient alors que l'Agence internationale de l'Énergie a récemment décidé de libérer 400 millions de barils de ses réserves stratégiques, une décision sans précédent depuis 50 ans.
Un pétrolier pakistanais a récemment réussi à traverser le détroit, suggérant qu'un accord aurait pu être négocié avec l'Iran, ce qui a apporté un certain répit aux marchés, déprimés par la montée des tensions.
Lors de sa conférence de presse, Trump a de nouveau mentionné l'incertitude autour de la santé du nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, qui n'est pas visible en public depuis sa nomination. L'administration américaine continue de qualifier le régime iranien de « tigre de papier », oscillant entre la menace et la faiblesse.
L'Iran a récemment affirmé avoir endommagé d'importantes infrastructures américaines en réponse aux hostilités, tandis que les tensions dans la région continuent de croître, notamment à Dubaï où des drones ont récemment été observés. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont également menacé d'élargir leurs attaques à des entreprises américaines dans la région.
Israël, de son côté, intensifie ses frappes sur Téhéran, touchant plusieurs infrastructures, tandis que des ripostes iraniennes ont blessé des civils en Israël, accentuant ainsi le cycle de violence. Plus d'un million de personnes ont été déplacées et des opérations militaires ciblées se poursuivent sur le sol libanais, où la situation humanitaire est désastreuse.
Un appel à la retenue a été lancé par Merz, incitant Israël à suspendre ses offensives pour éviter d'aggraver la crise déjà fragile au Liban. Dans une escalade des hostilités, les opérations militaires israéliennes continuent de renforcer la tension dans une région déjà en proie à des destructions massives et à un grand désespoir humain.







