Nez qui coule, yeux irrités, gorge qui pique : la saison des pollens est déjà là, marquant bien avant le 20 mars, date traditionnelle du printemps. Selon les médecins, ce phénomène touche un nombre croissant de personnes, et pas seulement par impression.
Des allergies en constante augmentation
Vrai. L'Agence régionale de santé d'Aquitaine souligne que 20 % des enfants et 30 % des adultes souffrent d'allergies aux pollens. Les maladies comme les rhinites et l'asthme, en constante hausse, sont également concernées.
Les chiffres montrent que depuis deux décennies, la proportion de personnes allergiques a doublé, selon l'Organisation mondiale de la santé. Ces maladies se classent désormais parmi les plus fréquentes après le cancer et les maladies cardiovasculaires.
La saison s'étend
Vrai. En Nouvelle-Aquitaine, la période des pollens s'étale de février à septembre, et ce phénomène s'explique largement par le changement climatique. Les pollens apparaissent plus tôt et persistent plus longtemps, alors que leur quantité a également augmenté.
Tous les pollens sont-ils allergisants ?
Faux. Seules certaines espèces, principalement les plantes anémophiles, constituent un risque. Alors que 80 % des végétaux sont inoffensifs, les 20 % restants peuvent provoquer des réactions allergiques significatives.
Des solutions pour se protéger
Oui. Il est possible de réduire les risques en limitant la présence de plantes allergisantes et en consultant les prévisions de pollinisation sur des sites spécialisés comme Atmo Nouvelle-Aquitaine. Il est conseillé d'éviter les activités extérieures lors des pics de pollinisation.
Le professeur Alain Didier, pneumologue au CHU de Toulouse, précise qu'il n’existe pas de « gène de l’allergie », mais un terrain atopique qui peut favoriser l'apparition d'allergies à tout âge. Pour ceux qui ne souffrent pas encore, il est essentiel de rester vigilant.







