Mercredi à 18h47, un TGV reliant Marseille à Paris a quitté la gare Saint-Charles avec 250 voyageurs à bord, prévu d'arriver à gare de Lyon à 22h01. Finalement, il a atteint la capitale... à 7h31 le lendemain matin, affichant ainsi un retard record de 9h30.
La première alerte s'est produite trente minutes après le départ, lorsque le train a été contraint de s'arrêter près de Cavaillon, à cause d'une panne. Les passagers ont dû patienter longtemps dans les rames, car, selon la SNCF, la situation ne pouvait pas être réglée sur le moment. Un changement de train s'est donc avéré nécessaire.
Ainsi, un second TGV, muni de 400 repas et d'eau, a été envoyé de Marseille pour récupérer les voyageurs. Cette opération a été orchestrée par des agents de la SNCF et de la sûreté ferroviaire, qui ont veillé à la sécurité des passagers durant la nuit.
Le train a finalement pu reprendre sa route aux alentours de minuit, mais a ensuite rencontré d'autres difficultés. En raison de travaux sur la ligne à grande vitesse, un détournement a été nécessaire, limitant la vitesse à 160 km/h. Pour couronner le tout, un incident sur un train de fret a également engendré un retard supplémentaire, le TGV retirant finalement avec 9h30 de retard.
La SNCF a exprimé ses profondes regrets quant aux conditions de voyage. La compagnie a précisé, par le biais d'un communiqué, que ses équipes étaient restées mobilisées pour la sécurité des voyageurs et qu'un remboursement de 150% du prix du billet serait accordé aux passagers affectés. Cette situation interpelle sur la fiabilité des chemins de fer en France, où d'autres médias, comme Le Monde, soulignent régulièrement les défis rencontrés par les usagers. Les avis d'experts en transport ferroviaire pointent également vers la nécessaire modernisation de l'infrastructure pour éviter de tels désagréments à l'avenir.







