Le 30 mars 2026, la douane de l'aéroport de Marignane a interpellé un homme qui transportait 63 ovules de cocaïne dans son estomac, totalisant un peu plus d'1 kilogramme de drogue. Ces arrestations soulèvent des inquiétudes croissantes concernant les réseaux de trafic de stupéfiants en provenance d'Afrique de l'Ouest.
Ce n'était pas le premier cas ; seulement quelques jours auparavant, le 24 mars, les agents des douanes avaient déjà arrêté un autre individu, également en provenance du Sierra Léone. Ce dernier avait été condamné à deux ans de prison et 20 000 € d'amende devant le tribunal correctionnel d'Aix le 1er avril. Lors de son procès, il avait déclaré avoir transité par Addis-Abeba avant de rejoindre Marseille, et s'apprêtait à continuer vers Rome.
Payé 5 000 €
Le 30 mars, un deuxième homme, âgé de 29 ans et de nationalité nigériane, a été arrêté sous des circonstances similaires. Bien qu'il prétendait résider à Rome, son parcours était identique : Sierra Léone, Éthiopie, Marseille. Interrogé par les douaniers, il a reconnu avoir ingéré 63 ovules de cocaïne pour un total d'un peu plus d'un kilogramme.
Ces incidents mettent en lumière la stratégie des cartels de la drogue, qui exploitent des individus en difficulté pour transporter leurs produits illicites. Comme l'affirme un spécialiste de la lutte anti-drogue, Monsieur Dupuis, cet usage de mules humaines témoigne d'un changement inquiétant dans la manière dont les trafiquants opèrent. "Nous avons constaté une augmentation des mules, et la détresse financière semble être le principal moteur de cette pratique," souligne-t-il.
Alors que les autorités intensifient les contrôles, la question demeure : quel sera l'avenir de ces mules et des réseaux qui les exploitent ?







