Deux agents de la CRS, en mission sur la Côte d'Azur, ont été placés en garde à vue pour des violentes agressions, après la diffusion d'une vidéo sur les réseaux sociaux, selon le parquet de Nice. Les faits se sont déroulés dans la nuit de samedi et ont suscité une large indignation.
L'agression d'un jeune homme sous l'emprise de l'alcool
Samedi matin, vers 5 heures, un jeune homme de 22 ans s'apprêtait à quitter une soirée arrosée lorsqu'il a été attaqué au quartier de l'Ariane. D'après lui, une dispute a éclaté avec deux individus soi-disant sous l'emprise de l'alcool, qui l'accusaient de l'avoir insulté au téléphone. "Ils ont cru que je les insultais, alors que je parlais tranquille dans ma voiture", a-t-il déclaré à Nice-Matin.
Ne parvenant pas à résoudre ce malentendu, la victime a tenté de fuir, mais elle a été rapidement rattrapée. "Ils m'ont jeté au sol et m'ont frappé plusieurs fois", a-t-il expliqué. Un des assaillants lui a volé l'équivalent de 100 euros et son permis de conduire pendant la bagarre.
Des images inquiétantes de l'agression
Un témoin a réussi à filmer une partie de l'agression, qui montre des coups violents échangés et la victime suppliant qu'on appelle la police. "C'est nous, la police", répond un agresseur, un moment troublant révélé par Nice-Matin.
Alors que les échanges se raffermissent, un passant essaie de séparer les protagonistes, mais se heurte à l'obstination des agresseurs. L'un d'eux assène alors un coup de pied dans le dos de la victime qui est gisant au sol.
Les CRS en garde à vue
Les CRS, nés en 1998 et 1999, se sont présentés à la police, accompagnés de leur supérieur hiérarchique. Selon une source proche de l'enquête citée par France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, ils appartiennent à la CRS 81, généralement basée à Marseille et spécialisée dans les situations de troubles urbains. Cependant, ils n'étaient pas en service lors de l'incident.
Des vidéos de surveillance ont montré les deux hommes apparemment éméchés avant l'agression. Lors de son audition, l’un des CRS a déclaré qu'il pensait avoir récupéré le portefeuille d'un collègue, perdu dans le tumulte.
Témoignage poignant de la victime
Sabrina, la victime de cette agression choquante, a partagé son expérience à sa sortie de l'hôpital : "J'ai des bleus partout et des douleurs visibles sur mon corps". Il a également mentionné que ses agresseurs lui avaient arraché des poignées de cheveux pendant qu'il était au sol. "Ce qui m'inquiète le plus, c'est de savoir que ce sont des CRS. S'il n'y avait pas eu de témoins, j'aurais peut-être succombé à leurs coups", a-t-il confié.
Son avocat, Sefen Guez Guez, a exprimé sa satisfaction concernant la réaction de la justice mais a également manifesté son indignation face à des agents de l'État se comportant de la sorte dans la rue.







