L'hymne controversé d'époque vichyste, 'Maréchal, nous voilà', a été entendu ce vendredi 8 mai à Carpentras et au Canet-en-Roussillon, suscitant la consternation. Cette diffusion accidentelle remet en question les pratiques d’organisation d’événements mémoriels.
Que s’est-il passé ?
Dans la ville de Carpentras, le chant a résonné à la fin de la journée depuis des haut-parleurs, en marge d'une commémoration dédiée à la Libération. Ce chant, souvent associé à Philippe Pétain et à son régime collaborationniste porté par les années de l’Occupation, a provoqué une onde de choc parmi les participants et les internautes.
Cette situation a également eu lieu à Canet-en-Roussillon, où le même morceau a été joué lors d'une reconstitution de la Libération. Dans ces deux cas, les organisateurs s'accordent à qualifier l'incident d'« erreur humaine ».
Une erreur d'organisation à Carpentras
Le maire de Carpentras, Hervé de Lépinau, a rapidement communiqué que la ville n'était pas responsable de cette diffusion, soulignant que cela relevait d'un contrat établi par l'ancienne municipalité avec un prestataire. Alain Giraudi, président de la radio associative RTV FM, a confirmé que ce morceau avait été inséré par erreur dans la playlist de commémoration.
« Notre programmateur a agi avec bonne intention, mais a commis une méprise en ne reconnaissant pas le morceau », a expliqué Giraudi. La playlist en question, intitulée 1939-1945 en chansons - Le bal de la Libération, contenait effectivement ce chant, bien que jugé non pertinent pour l'événement.
Accusations et conséquences
Le maire a qualifié l'incident de manipulation politique, indiquant qu’il envisagerait de poursuivre en justice pour « malveillance » ceux qu'il accuse d'avoir instrumentalisé la situation. De son côté, le directeur de cabinet de l'ancienne majorité a nié toute implication dans cette affaire, affirmant qu'il était simplement témoin de l'incident.
Une répétition au Canet-en-Roussillon
Au Canet-en-Roussillon, le président de l'association organisatrice a également pris la parole pour adresser des excuses, affirmant que l'erreur venait du choix de la playlist sur une plateforme de streaming. L'ingénieur du son, mandaté par la mairie pour l'événement, n'a pas compris la signification de la chanson.
« C'est par des collectionneurs présents sur place que l'erreur a été signalée », a précisé le président, confirmant que le morceau a été arrêté rapidement après que son caractère problématique ait été mis en lumière.







