Amine Kessaci, adjoint au maire de Marseille et frère de Mehdi, a vivement protesté contre les récentes fuites médiatiques concernant l'assassinat de son frère. Dans une déclaration relayée par ses avocats, il évoque des « conséquences gravissimes en termes de sécurité » qui découlent de ces révélations.
Ce militant engagé dans la lutte contre le narcotrafic déplore une violation du secret de l’instruction, arguant que cela entrave l’établissement de la vérité, ce qu’il considère comme « inacceptable et intolérable » tant pour lui que pour la société au sens large.
Selon plusieurs sources proches de l’enquête, confirmant ainsi une information du Le Monde, les responsables du meurtre de Mehdi Kessaci, survenu le 13 novembre 2023, auraient « trompé de cible ». En effet, en raison d'une confusion autour d’un numéro de téléphone attribué à Amine, les assassins auraient en fait ciblé Mehdi, âgé de seulement 20 ans et étranger au milieu criminel.
Amine a d'ailleurs précisé : « La ligne téléphonique de Mehdi n'était pas à mon nom. Mes avocats ont déposé plainte pour violation du secret de l’instruction ». De plus, un magistrat instructeur a informé le parquet au sujet de cette violation.
Les autorités poursuivent l'investigation tout en explorant cette hypothèse d'erreur de cible. « Nous examinons cette piste avec le même sérieux que les autres », a déclaré une source proche du dossier. L'affaire a également suscité un choc national, mettant en lumière des enjeux de sécurité croissants à Marseille.
Le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) est désormais en charge de ce dossier complexe, qui pourrait avoir des implications plus larges sur la lutte contre le narcotrafic et la sécurité publique dans la région.







