La polémique autour de l'affaire Bétharram prend de l'ampleur. Récemment, un homme de 76 ans, ancien élève au collège Charles de Foucault à Casablanca, a porté plainte pour viol contre un religieux de la congrégation des Bétharram. Les faits allégués se seraient déroulés en 1964, lorsque cet élève aurait été victime d'abus après un cours de pelote basque donné par le père Salla, d'après ses déclarations.
Ce développement s'inscrit dans un contexte plus large, celui d'une série de témoignages entachant la réputation de l'établissement catholique Lestelle-Bétharram, qui a déjà fait l'objet de nombreuses plaintes depuis 2023. Selon des informations relayées par Franceinfo, plus de 200 plaintes ont été déposées au parquet de Pau, illustrant l'ampleur des abus signalés.
Jean-Pierre Massias, président de la commission d'enquête indépendante sur cette affaire, exprime sa préoccupation : "La parole se libère encore plus difficilement à l'étranger." En effet, il a récemment effectué un déplacement en Côte d'Ivoire, où il a recueilli six témoignages similaires. Ce dernier souligne que les situations de maltraitance peuvent être encore plus fréquentes, mais moins visibles, dans des contextes où les victimes se sentent isolées.
La communauté catholique est confrontée à des révélations de plus en plus troublantes, et les autorités tiennent à établir la vérité sur ces accusations qui ébranlent la confiance des fidèles. Dans un climat où les victimes de violences sexuelles sont encouragées à s'exprimer, la portée de cette affaire continue de croître.







