À partir de la rentrée prochaine, La Rochelle mettra en place un cheminement sécurisé entre le quartier universitaire des Minimes et le centre-ville. Ce parcours sera doté de caméras et de bornes d’appel d’urgence, créant ainsi un environnement plus sûr pour tous les usagers, notamment les femmes.
Le maire nouvellement élu, Olivier Falorni, a révélé ce projet intitulé « Tranquil’iti », qui vise à renforcer la sécurité nocturne suite à une augmentation des préoccupations concernant le harcèlement de rue. L'éclairage public sera allumé en permanence sur ce tronçon, et des caméras seront ajoutées pour surveiller les zones jugées sensibles.
« Des femmes se sentent en insécurité »
Olivier Falorni a déclaré : « La Rochelle n’est pas un coupe-gorge, mais la nuit soulève des inquiétudes. De nombreuses femmes ressentent un sentiment d’insécurité. Elles doivent pouvoir se déplacer en toute sérénité. » Cette initiative a le soutien des étudiants et des associations locales, qui travaillent avec la mairie pour définir les meilleures zones à surveiller.
Le coût d'une borne d'appel d'urgence est estimé à environ 950 euros, tandis qu'une caméra coûte jusqu'à 15 000 euros, un financement partiellement soutenu par l'État. Avec l'objectif d'améliorer la sécurité, quatre autres itinéraires pourraient être ajoutés dans les années à venir.
En plus de ce dispositif, le maire entend étendre le programme « Demandez Angela », qui propose une assistance aux victimes de harcèlement dans des lieux publics. Il appelle également les établissements de nuit à distribuer des bracelets permettant de détecter la présence de substances dangereuses dans les boissons. Ce projet démontre l'engagement de la municipalité pour la sécurité des Rochelais, une priorité partagée par plusieurs experts en sécurité urbaine.







