Le parquet a exigé vendredi la peine maximale lors du procès de Guillaume Bucci, accusé de violences graves à l'égard de son ex-compagne Laëtitia, qui a été témoin pendant sept ans des horreurs d'une relation abusive.
Le 22 mai, devant la cour d'assises des Alpes-de-Haute-Provence à Digne-les-Bains, l'avocate générale a demandé une réclusion criminelle à perpétuité pour Bucci, incriminé de proxénétisme, de torture et de viol. "Les faits que nous jugeons sont parmi les plus graves du Code pénal", a-t-elle déclaré.
Elle a souligné que l'accusé avait "porté atteinte à la dignité humaine", un point que le tribunal prend très au sérieux. Ce procès résonne avec d'autres affaires médiatiques où la question du consentement a déclenché des débats juridiques complexes, illustrant que nul ne peut consentir à la torture.
Calvaire physique et psychologique
Laëtitia, 42 ans, a relaté son calvaire, durant lequel elle a été traitée comme un objet. De 2015 à 2022, elle a été soumise à des pratiques extrêmement dégradantes, incluant la prostitution forcée et des abus quotidiens marqués par la consommation de son urine, sous prétexte de sadomasochisme. Elle porte désormais des séquelles physiques et psychologiques notables, étant reconnue handicapée à une proportion alarmante.
Elle affirme vivre dans une "emprise psychologique" qui l’a marquée à jamais. Son témoignage poignants soulève des questions sur la responsabilité des institutions à protéger les victimes. Des experts en victimologie s'accordent à dire qu'une meilleure sensibilisation et des mécanismes de protection renforcés sont impératifs pour éviter que de telles atrocités ne se reproduisent.







