Dans leur atelier, les artisans de la marionnette, appelés "factrices", se consacrent à la confection méticuleuse de ces personnages animés. Divers matériaux sont exploités, certains atteignant même une taille humaine. La création de marionnettes requiert un investissement en temps considérable.
De l'artisanat de précision
Des mains, des pieds, des visages d'une incroyable authenticité se trouvent éparpillés dans l'atelier, en attente du prochain spectacle de la compagnie "Inéluctable". Alma et Ninon, toutes deux factrices de marionnettes, jonglent habilement avec le bois, le tissu et même des mousses spécifiques. "Je sculpte la mousse pour le corps d'une marionnette humaine, en utilisant plusieurs outils, des couteaux aux petits ciseaux", explique Alma Roccella.
Toutes les techniques sont possibles
Depuis quatre ans, ces créatrices sont impliquées dans de nombreux projets tant à Marseille qu'ailleurs. Leur travail délicat est fort apprécié, en particulier dans le milieu circassien. "Nous avons utilisé de la plastiline pour créer des moules en plâtre afin de produire des mains et des pieds pour différentes marionnettes", détaille Ninon Larroque.
Leurs œuvres permettent de donner vie à des créations artistiques, offrant une dimension sensorielle unique. Alma exprime sa passion : "J'apprécie d'accompagner ce processus, de transformer des matériaux inertes en personnages vivants. Chaque ajout de bras ou de jambes confère à la marionnette une personnalité propre."
À Marseille, les créatrices de marionnettes sont rares. Actuellement, Alma et Ninon sont les seules à exercer ce métier dans leur atelier situé dans le quartier de la Conception.
Article inspiré du reportage de Christian Pesci et Malik Karouche sur France 3 - Provence-Alpes-Côte d'Azur.







