Près de 1 500 passagers de la SNCF ont été immobilisés le vendredi 22 mai après-midi entre la gare TGV de Manduel et celle de Nîmes, suite à un incident sur les caténaires. Coincés pendant plusieurs heures dans des trains sans électricité ni climatisation, ils ont dû affronter une chaleur écrasante, avec des températures atteignant les 30°C.
La situation s'est rapidement dégradée pour de nombreux voyageurs. Le trafic SNCF a été considérablement perturbé entre Nîmes, Avignon, Marseille et Paris en raison d'une coupure des caténaires, causée par la chute de câbles électriques. Les passagers, dépourvus de climatisation ou de prise électrique, ont eu la désagréable surprise de se retrouver dans un environnement suffocant.
"Plus de clim"
"Plus de clim, plus de prises, plus de wifi, plus rien", s'exclame Stéphane, un voyageur bloqué pendant trois heures à 500 mètres de la gare de Nîmes. "Ils ont simplement mentionné un contact avec un câble électrique. Nous avons reçu un message : 'n'ouvrez pas les portes', mais depuis, nous n'avons pas eu beaucoup d'informations", raconte-t-il à nos collègues de Midi Libre.
Des chaleurs proches des 30 degrés
Avec des températures frisant les 30°C, plusieurs passagers ont tenté de s'installer près des portes ouvertes pour bénéficier d'un semblant d'air frais. Finalement, une pause a été accordée à tous pour reprendre leur souffle. "Devant le train, en plein soleil, je me sens moins chaud qu'à l'intérieur", explique Stéphane. Des bouteilles d'eau ont été distribuées, mais deux personnes ont dû être évacuées par les pompiers, probablement en raison de malaises, comme le souligne un autre passager. Selon des sources policières, "cinq trains et près de 1 500 voyageurs ont été immobilisés entre la gare TGV de Manduel et la gare de Nîmes en raison d'une 'sous-alimentation de caténaire'.
Malgré tout, l'ambiance est bonne
Éprouvés par l'attente, quelques voyageurs ont pris la décision de quitter le train leurs bagages en main, empruntant les champs pour tenter d'atteindre Nîmes. "Il y a encore deux personnes qui s'en vont avec leurs valises, cela ne s'arrête pas", confie Stéphane. Il souligne néanmoins que, malgré la situation, "l'ambiance est bonne". La circulation des trains a progressivement repris en soirée, mais tous les passagers ont attendu plus de trois heures.







