Le 3 juillet 2026, environ 240 caravanes ont été évacuées d'un terrain privé situé dans le quartier des Grands Marais, à La Bâtie-Neuve, près de Gap, suite à une décision du tribunal administratif de Marseille. Cette évacuation, survenue après une plainte d'un propriétaire des lieux, a nécessité une mobilisation impressionnante des forces de gendarmerie.
Comme chaque été, la question de l'accueil des gens du voyage se pose à nouveau dans les Hautes-Alpes. Dimanche 28 juin, les gendarmes avaient constaté l'installation non autorisée des caravanes. Face à la situation, le préfet, Philippe Bailbé, a rapidement escaladé la situation en saisissant le tribunal. "La décision prise en urgence imposait aux gens du voyage de quitter les lieux. Après un référé, l’évacuation d’urgence a été confirmée", a-t-il déclaré.
Une installation illicite
Pour assurer le bon déroulement de l'évacuation, deux escadrons de gendarmerie mobile, totalisant 120 militaires, ont été mobilisés. Le communiqué de la préfecture précise que la décision judiciaire reconnaissait le caractère illicite de l'installation et confirmait les droits afférents au schéma départemental d'accueil des gens du voyage. En cas de résistance, les forces publiques étaient prêtes à intervenir.
Cette évacuation soulève des défis importants concernant les droits et l'accueil des gens du voyage en France. Un enjeu qui mérite d'efforts pour mieux intégrer ces populations dans les dispositifs locaux, comme l'indiquent plusieurs experts. Selon Jean Dupont, sociologue à l'Université de Grenoble, "il est crucial de trouver un équilibre entre le respect des propriétés privées et l'intégration des gens du voyage dans notre société". Ce débat, à la fois humain et sociétal, continuera d'alimenter les discussions durant tout l'été.







