David Lisnard, maire de Cannes, a inauguré sa campagne pour la présidentielle le 3 juillet à Saint-Raphaël, lançant une vive diatribe contre ce qu'il nomme la "caste" parisienne. Lors d'un meeting rassemblant près de 1.500 personnes, il a pointé du doigt des figures du macronisme telles qu'Édouard Philippe et Gabriel Attal, accusés de compromettre l'avenir du pays pour s'accrocher au pouvoir.
"Pourquoi répéter que le seul choix valable pour 2027 serait de reconduire ceux qui ont déjà échoué ?", a-t-il interrogé, soulevant la problématique de la continuité des élites politiques. Lisnard considère cette élite parisienne comme un microcosme auto-entretien qui partage des intérêts communs, emprisonnant les véritables aspirations du peuple. Son expérience à la tête de l'Association des maires de France lui a permis de découvrir un "petit monde" qui se conforme à des habitudes et réflexes souvent déconnectés des réalités de la France rurale et périurbaine.
Avec ce discours, David Lisnard marque clairement sa rupture avec Les Républicains, parti qu'il a quitté au printemps dernier, choisissant de mener une campagne indépendante. Son approche, axée sur un libéralisme renouvelé et une critique acerbe de la classe politique actuelle, pourrait séduire un électorat fatigué des promesses non tenues. Comme le souligne Le Monde, cette posture pourrait aussi permettre à Lisnard de se démarquer dans un paysage politique en pleine mutation.
En appelant à une prise de conscience face à cette "caste" qui, selon lui, confond ses intérêts avec ceux du pays, Lisnard se positionne non seulement en tant que candidat, mais également comme voix d'une France qui demande un changement significatif dans sa manière de gouverner.







