Un nouvel attentat à Damas a fait six morts et 22 blessés dans un café situé près du palais de justice, marquant le coup le plus violent dans la capitale syrienne depuis un an. Cette tragédie soulève des questions sur la sécurité alors que le pays tente de se reconstruire après des années de conflit. Le général Mohammad Khit a précisé que l'explosion avait été causée par un engin explosif dissimulé sur place.
Des témoins oculaires, comme Nawar Khayyat, ont décrit une scène de chaos, avec des personnes blessées gisant à terre. "J'ai entendu une forte détonation et j'ai vu des gens courir vers le café", a-t-il déclaré. Mohammad al-Dahabi, un autre témoin, a rappelé la terreur des explosions passées durant la guerre civile, évoquant une atmosphère similaire aujourd'hui.
Les autorités de Damas, sous la direction du gouverneur Maher Edelbi, ont immédiatement ouvert une enquête, promettant que les responsables seraient traduits en justice. "Il y a des forces malveillantes qui tentent de provoquer le désordre chaque fois que le pays semble se stabiliser", a-t-il ajouté.
Ce drame survient alors que Damas peine à retrouver la paix, des incidents violents ayant été signalés ces derniers mois, notamment un attentat à la voiture piégée en mai qui avait causé la mort d'un soldat. Les spécialistes de la sécurité, cités par Le Monde, estiment que malgré la prétendue victoire sur l'État islamique en 2019, le groupe reste actif via des cellules dormantes qui pourraient être liées à des actes terroristes comme celui-ci.
Ce nouvel incident renforce les craintes d'une résurgence de la violence dans une capitale où la population espère retourner à une vie normale. Alors que le pays est en reconstruction, ces attaques rappellent le chemin difficile qui reste à parcourir pour la Syrie.







