Les streameurs Safine et Naruto sont jugés pour des faits troublants révélés par la mort tragique de leur partenaire Jean Pormanove, survenue en direct sur la plateforme Kick. Le procès se tient ce lundi 6 juillet au tribunal correctionnel de Nice.
Le 18 août 2025, Pormanove, connu également sous le nom de Raphaël Graven, a perdu la vie après un marathon de 12 jours de direct, au cours duquel il a été soumis à diverses humiliations et actes violents orchestrés par Safine H. et Owen C., alias Naruto.
Une enquête approfondie a été menée, mais n'a pu établir de lien direct entre ces violences et le décès de Pormanove. L'autopsie n’a pas mis en lumière d'interventions extérieures ni de blessures traumatiques, révélant cependant qu'il souffrait d'hyperthyroïdie, pouvant expliquer certains de ses problèmes cardiaques.
Des investigations fruit d’une sombre réalité
Depuis 2024, la situation des trois streameurs avait éveillé des soupçons quant aux conditions dans lesquelles ils tournaient leurs vidéos. Les images montrant Pormanove être brutalisé dans des jeux sadomasochistes ont choqué de nombreux spectateurs. Un expert en droits des médias, Me Paul Richard, souligne que ces pratiques mettent en lumière la fine ligne entre divertissement et exploitation.
Les partenaires de Jean Pormanove ont été placés en garde à vue en janvier 2025, où ils ont affirmé que toutes les interactions étaient consensuelles et scénarisées dans le but d'augmenter leur notoriété et leurs revenus. Ils avaient été relâchés sans poursuites à ce moment-là.
Le procès à pour conséquence des répercussions plus larges
Le 27 janvier, Safine et Naruto ont de nouveau été placés en garde à vue et inculpés pour diverses charges dont "violences en réunion" et "diffusion d’images de violences", et ils font actuellement face à ces mêmes accusations. L’avocat de Safine, Me Tom Michel, a déclaré à BFMTV: "Nous souhaitons que la justice soit rendue dans un cadre respectueux et serein."
En parallèle, une enquête judiciaire a été ouverte contre la plateforme Kick pour des infractions telles que "non-assistance à personne en danger" et "diffusion d’enregistrements d’images d’atteinte volontaire à l’intégrité de la personne".







