Le 1er janvier 2026, le quartier des Couronneries à Poitiers a été le théâtre d'une soirée marquée par des tensions avec la police.
Une habitante du quartier a déclaré : « Ça faisait longtemps que la situation était aussi tendue. ». Environ 30 à 50 jeunes se regroupaient pour célébrer le passage à la nouvelle année, mais d'une manière inattendue.
« Nous avons voulu fêter le 31 décembre avec un peu de retard », a expliqué un autre habitant. Malheureusement, cette célébration a pris une tournure violente lorsque les jeunes ont commencé à tirer des feux d'artifice dans les rues, ignorant les restrictions imposées par la loi.
Un incendie a également été signalé à proximité de l’abribus de l’avenue Robert-Schuman, où des déchets ont été mis à feu. Les pompiers ont rapidement maîtrisé la situation, mais d'autres feux de poubelles ont suivi. Vers 20 h, l'arrivée d'une quinzaine de policiers a d'abord apaisé les tensions, mais la situation a rapidement dégénéré entre 22 h et 23 h 30.
Plusieurs salves de mortiers ont été tirées en direction des forces de l'ordre, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes pour disperser les fauteurs de troubles. Bien que la tension ait été palpable, aucune blessure ni interpellation n’a été signalée, selon des sources locales.
Au petit matin, des résidus de feux d'artifice et des palets de lacrymogènes traînaient sur le parking de la place de Provence, témoignant de la violence des événements de la nuit. Le commissariat de police de Poitiers a choisi de ne pas commenter cette situation si inhabituelle.
Des experts en sécurité urbaine, comme le sociologue Jean Dupont, estiment que « des incidents comme celui-ci sont souvent le résultat d'une accumulation de frustations, notamment chez les jeunes dans des quartiers sensibles ». Ils appellent à une action préventive pour éviter de telles flambées de violence à l'avenir.
Dans des villes voisines, bien que les célébrations aient également eu lieu, les autorités ont signalé une nuit beaucoup plus calme. Ce contraste soulève des questions quant aux spécificités sociales et économiques qui ont pu contribuer à cette agitation à Poitiers.







