Dans la nuit du 3 au 4 janvier, un drame inouï s'est joué à Bruay-sur-l'Escaut, près de Valenciennes. Une jeune fille de seulement 10 ans a succombé à des suites d'un jeu devenu tragique. La victime se trouvait au domicile familial lorsqu'une intervention d'urgence a été déclenchée. À leur arrivée, les secours ont découvert l'enfant en arrêt cardio-respiratoire.
Malgré tous les efforts déployés pour la réanimer, son décès a été tragiquement confirmé peu après. Christelle Dumont, procureure de Valenciennes, a annoncé qu'une autopsie serait pratiquée en milieu de semaine. Bien que la nature criminelle de l'incident ne soit pas considérée à ce stade, il est à noter que les circonstances de sa mort suscitent de vives interrogations.
Selon des sources locales, la fillette aurait été impliquée dans le "jeu du foulard", une pratique risquée où les participants se serrent le cou avec un foulard ou une écharpe pour provoquer des sensations fortes. Le soir du drame, ses frères et sœurs, ainsi que son père, étaient présents dans la maison. Ces membres de la famille ont été entendus par les enquêteurs le jour suivant, dans le cadre de l’enquête qui se poursuit.
Ce jeu mortel, tristement célèbre pour ses conséquences fatales, soulève une inquiétude croissante parmi les parents et les éducateurs. Des experts en santé publique ont expressément mis en garde contre les dangers de ces comportements, souvent banalisés chez les jeunes. "Il est essentiel d'éduquer nos enfants aux risques impliqués dans ces jeux", a déclaré un psychologue interrogé par Le Monde.
Les habitants de Bruay-sur-l'Escaut sont profondément affectés par cette tragédie, qui rappelle à tous l'importance d'une vigilance accrue face aux comportements à risque chez les jeunes. L'enquête en cours pourrait offrir des éclaircissements sur les circonstances exactes qui ont conduit à cette situation calamiteuse.







