La préfecture de Loire-Atlantique a décidé de fermer deux centres d'hébergement d'urgence, ouverts le 24 décembre 2025, le 9 janvier 2026. Cette annonce provoque une onde de choc parmi les associations comme Droit au logement (Dal 44), qui dénoncent ce retrait de services essentiels.
Selon un communiqué de Dal 44, la fermeture prévue remet en question la prise en charge des personnes vulnérables qui, après avoir bénéficié d'un abri temporaire, se retrouveront à nouveau sans solution d'hébergement. « Cela résonne comme une tragédie, car les personnes qui ont pu se réfugier seront vraisemblablement remises à la rue, sans aucune alternative », affirme un représentant de l'association.
Avec la récente baisse des températures, la préfecture a jugé que le dispositif de crise n'était plus nécessaire, malgré le fait que ces centres ont accueillis jusqu'à 85 personnes nécessitant une aide, selon les derniers chiffres rapportés par France 3.
Les deux centres, gérés par des bénévoles de la Protection Civile, offrent un abri à Nantes et Saint-Nazaire. À Nantes, un bâtiment, propriété de l'État, est resté inoccupé pendant plus d'un an, alors que le besoin en matière de logements d'urgence reste grandissant. « Face à l’urgence du besoin et à la violence du sans-abrisme, rien ne justifie cette fermeture », insiste Dal 44.
Les experts et de nombreux citoyen(ne)s s'interrogent sur l'avenir de ces individus fragilisés. Les mots de Sophie Tellier, une assistante sociale dans le secteur, résonnent comme un appel à la mobilisation : « Nous devons trouver des solutions durables et non pas des réponses temporaires. Chaque vie compte. »
Alors que les températures n'ont pas encore atteint des seuils critiques, le débat autour de l'accueil des sans-abri reste d'actualité. Les enjeux de politiques publiques en matière de logement doivent être rapidement évoqués, tant la situation demeure précaire pour des centaines de personnes sur le terrain.







