Mardi matin, la gendarmerie des Pyrénées-Atlantiques a procédé à l'interpellation de quatre militants du mouvement indépendantiste Uztailak 14 (U14) à Hendaye et Larressore. Cette opération fait suite à une action controversée menée l'été dernier à Espelette, à l'occasion du 14 juillet, une date emblématique mais qui, pour les indépendantistes, représente le rejet de l'État français.
Ce groupe indépendantiste, qui s'oppose à la perception traditionnelle de la fête nationale française, utilise cette date pour revendiquer ses droits et dénoncer ce qu'ils qualifient de "mercantilisation de la culture basque". Lors de leur manifestation à Espelette, U14 a exprimé sa colère contre le tourisme de masse, qui dilue l'authenticité culturelle de la région.
Les forces de l'ordre, tout en confirmant les arrestations, restent discrètes sur les motifs exacts de celles-ci. Toutefois, des sources proches de l’enquête, comme le Sud Ouest, indiquent que ces interpellations s’inscrivent dans le cadre d'une vaste enquête visant à évaluer les activités du groupe. Les militants d’U14 se sont déjà retrouvés devant la justice au cours de l'automne dernier, où plusieurs d'entre eux avaient été sanctionnés pour dégradations et troubles à l’ordre public.
Pour renforcer leur message, U14 a même convoqué un rassemblement ce mardi à 13 heures devant la gendarmerie de Cambo-les-Bains, une action qui non seulement vise à manifester leur solidarité envers leurs camarades interpellés, mais aussi à rappeler leurs revendications fondamentales pour l'indépendance du Pays basque.
Les experts s'accordent à dire que ce genre d'événement pourrait exacerber des tensions entre l'État français et les mouvements indépendants régionaux. Pierre Lafitte, politologue à l'Université de Bordeaux, souligne que "ces actions des forces de l'ordre ne font que renforcer la perception d'une oppression sur les aspirations identitaires". Dans ce contexte, l'impact socio-culturel de ces événements est à suivre avec attention.







