Le 8 janvier dernier, Hassen Hammou, qui a été une figure notable du mouvement écologiste à Marseille, a été jugé et condamné à deux mois de prison avec sursis ainsi qu'à une inéligibilité de trois ans. Cette décision survient après qu'il ait été reconnu coupable d'avoir usurpé l'identité d'Amine Kessaci, un militant antidrogue dont le frère, Mehdi, a été tragiquement assassiné à Marseille en novembre dernier.
Selon le parquet, Hammou a manipulé le compte Snapchat d'une connaissance, se faisant passer pour Kessaci et envoyant des messages à son propre directeur de campagne pour vérifier son allégeance. Cette prétendue usurpation a conduit Amine Kessaci à porter plainte, une décision soutenue par plusieurs membres de la communauté locale, préoccupés par l'utilisation inappropriée de la tragédie que la famille Kessaci a récemment vécue.
« C'est profondément déplorable que des drames personnels soient utilisés à des fins politiques », a déclaré un porte-parole des Écologistes sur les réseaux sociaux, exprimant le choc et l'indignation au sein du parti suite à cette affaire.
Hammou, déjà sous le feu des projecteurs pour une récente condamnation liée à des faits de corruption de mineur, avait préalablement écopé de 15 mois de prison avec sursis. Cette nouvelle condamnation pourrait bien entacher davantage la réputation de ce militant qui avait d'ailleurs été chef de file des écologistes lors des dernières élections locales. Divers experts en sociologie politique soulignent que ce cas pourrait avoir des répercussions non seulement sur Hammou mais aussi sur l'ensemble de la représentation politique écologiste dans la région.
Après son procès, Hammou a soutenu qu’il n’avait pas créé les messages, mais avait seulement reconnu les échanges. Toutefois, le parquet de Marseille a affirmé qu'il avait bien admis être l’auteur des messages, justifiant ainsi son implication dans la procédure de reconnaissance préalable de culpabilité.







