Le parcours tumultueux de Jean-Marc Morandini, animateur de télévision de 60 ans, prend un tournant décisif alors que la Cour de cassation a enfin rendu son verdict. Condamné en mars 2025 par la cour d'appel de Paris à deux ans de prison avec sursis et une amende de 20 000 euros pour corruption de mineurs, cette décision achève une affaire judiciaire qui avait déjà secoué le paysage audiovisuel français.
Morandini, connu pour ses interventions sur la chaîne CNews, avait en effet été impliqué dans des affaires délicates suite à des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Les accusations portées à son encontre évoquent des scénarios sexuels avec des jeunes de 15 et 16 ans, des actes jugés inacceptables par la juridiction. Ainsi, la cour d'appel a également décidé d'interdire à l'animateur d'exercer toute profession en contact avec des mineurs, et son inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles a été confirmée.
De plus, lors d'un précédent procès en décembre 2022, le tribunal correctionnel de Paris l'avait déjà condamné à un an de prison, avec une période de sursis probatoire. Fait notable, il avait décidé de faire appel, espérant réduire sa peine, mais a finalement vu ses sanctions alourdies, illustrant à quel point la justice prend ces affaires au sérieux. Le journal Le Parisien a rapporté que lors des deux dossiers judiciaires, Morandini avait encouragé des comportements inappropriés lors de auditions pour des projets qui n'ont jamais vu le jour.
Les conséquences de ces jugements vont au-delà du simple aspect judiciaire. L'animateur a également été condamné pour harcèlement sexuel en janvier 2025, où il a été reconnu coupable d'encourager des jeunes acteurs à s'exhiber nus pour des castings d'une série web. Cette affaire complexe révèle non seulement la vulnérabilité des jeunes dans le milieu audiovisuel mais aussi la nécessité de protéger les mineurs des abus potentiels de figures d'autorité.
Pour l'expert en droit pénal, Me Jean-Claude Zylberstein, "la justice ne fait pas de cadeaux en matière de protection des mineurs. Les peines lourdes témoignent d'une volonté de marquer les esprits et de prévenir d'autres abus". Il souligne l'importance de ces décisions pour préserver l'intégrité des jeunes et rappeler aux professionnels du secteur leurs responsabilités.
Alors que la Cour de cassation devrait encore examiner le pourvoi pour l'autre condamnation, l'ombre de cette affaire plane sur le futur de Morandini et met en lumière des questions profondes sur l'éthique professionnelle dans le milieu du divertissement.







