Aurélien Holvoet a attiré tous les regards à Bruxelles en déversant des tonnes de pommes de terre sur la majestueuse Grand-Place, le samedi 10 janvier 2026. Cette action audacieuse visait à dénoncer l'accord controversé entre l'UE et le Mercosur, un sujet de préoccupation croissante parmi les agriculteurs européens.
Bien que l'initiative ait généré une couverture médiatique significative, elle pourrait avoir de lourdes conséquences pour l'agriculteur. En plus de devoir faire face à une amende pour circulation dans une zone interdite, il a vu son tracteur confisqué, et devra probablement couvrir les frais de nettoyage de la place, ce qui pourrait se chiffrer à des milliers d'euros.
Pourtant, une mobilisation inattendue a vu le jour. En réponse à cette situation, ses collègues agriculteurs, accompagnés de plusieurs syndicats agricoles, ont lancé une cagnotte en ligne qui a rapidement collecté plus de 35 000 euros en seulement 48 heures. Cette solidarité témoigne d'un mal-être profond au sein de la profession, exacerbé par les politiques agricoles actuelles. Un expert en sociologie rurale, interrogé par Le Soir, souligne que cette action met en lumière les luttes des agriculteurs contre des conditions de travail de plus en plus difficiles.
Aurélien, touché par cette mobilisation, a déclaré qu'il envisageait de redistribuer une partie des fonds si le montant dépassait ses amendes. Il aspire même à une grâce royale pour éviter toute poursuite judiciaire, déclarant : "Notre intention est d'expliquer au roi le mal-être des agriculteurs."
Cependant, cette demande de grâce pourrait être jugée prématurée, car aucune condamnation n'a encore été prononcée. Les règles exigeant qu'une grâce soit accordée à la suite d'une condamnation pourraient complexifier la situation d'Aurélien et de sa famille. Au-delà de ce cas spécifique, cette affaire soulève des questions plus larges sur l'avenir de l'agriculture en Europe et la pression exercée par les accords commerciaux internationaux.







