Le procès en appel de l'assassinat de Samuel Paty a débuté le 26 janvier devant la cour d'assises d'appel spéciale de Paris. Pour Mickaëlle Paty, la sœur de l'enseignant tragiquement tué en octobre 2020 par un islamiste tchétchène, cette nouvelle étape judiciaire est "sans doute encore plus douloureuse" que le premier procès. Elle l'explique notamment par la stratégie de défense adoptée, qu'elle juge particulièrement éprouvante, comme elle l'a partagé sur France Inter.
Lors de l'émission, Mickaëlle a souligné la souffrance que traverse sa famille durant cette procédure, qui ravive une douleur déjà omniprésente. La défense semble avoir choisi d'adopter une ligne allant à l'encontre des faits établis, ce qui ne fait qu'amplifier le choc psychologique sur les proches de la victime.
Des experts juridiques, contactés par Le Monde, estiment que la stratégie de la défense pourrait s'avérer stérile, mais elle accentue indéniablement la tension dans l'enceinte du tribunal. Des témoignages d'autres familles de victimes de terrorisme évoquent également cette difficulté d'affronter des discours capables de remettre en question l'horreur des actes commis.
Ce procès en appel est un moment crucial pour la justice en France, où la mémoire de Samuel Paty demeure fortement ancrée dans les esprits, tant au niveau scolaire que social. Pour ses proches, chaque audience est une épreuve, et chaque mot prononcé par la défense résonne avec une intensité particulière, marquant un souvenir douloureux que beaucoup souhaitent ne jamais avoir à revivre.







