Depuis plus d'un an, le Conseil d'orientation des retraites (Cor) s'attelle à repenser les droits familiaux et conjugaux liés à la retraite. Au menu de cette réflexion, des dispositifs bien connus : la pension de réversion, versée au conjoint survivant du défunt, et les trimestres attribués pour la naissance ou l'éducation des enfants.
Ces enjeux avaient été écartés lors des récentes discussions sur la réforme des retraites, qui a porté l'âge légal de 62 à 64 ans, mais qui est désormais suspendue. Élisabeth Borne, alors Première ministre, avait mandaté le Cor pour revoir ces dispositifs jugés complexes et inadaptés aux évolutions sociétales.
Vers une harmonisation des droits familiaux
Le Cor a multiplié les réunions pour examiner ces nouvelles régulations, la dernière ayant eu lieu le 16 octobre, avec un rapport prévu pour le 20 novembre. Bien que rien ne soit encore complètement arrêté, des grandes orientations se dessinent.
Actuellement, les salariés du privé bénéficient de huit trimestres pour la naissance et l'éducation d'un enfant, tandis que les fonctionnaires n'en obtiennent que deux. Le Cor envisage d'introduire un système unique avec quatre trimestres pour la naissance ou l'adoption, et quatre autres pour l'éducation, stipulant des conditions précises. Cette réforme pourrait aider les mères ayant réduit leur activité à cause d'un enfant, avec des augmentations de pension allant jusqu'à 20% pour trois enfants ou plus.
Revoir le mode de calcul de la réversion
Une autre piste envisagée consiste à renforcer les droits familiaux et ajuster les pensions de réversion. Actuellement réservée aux couples mariés, cette pension pourrait également être accordée sous conditions de ressources aux veuves, tout en bannissant la condition du remariage. Le nouveau calcul de la réversion s'appuierait sur les deux tiers de la retraite du défunt, avec des plafonds progressif à 3 000 euros par mois d'ici 2026, pour atteindre environ 700 euros vers 2050. Les propositions seront examinées et soumises au gouvernement prochainement.







