La tristesse et l'indignation planent sur le petit village d’Eschbourg-Graufthal, dans le Bas-Rhin, après la mort tragique d'un cerf au cœur du hameau, ce dimanche 1er février. Un agent de l’Office National des Forêts (ONF) a abattu l’animal, qui était en détresse, sous les yeux de nombreux habitants, suscitant ainsi une vive polémique.
Aux premières heures de l’incident, un cerf blessé s’est retrouvé piégé au milieu du village. Les riverains, dont Guillaume, ont tenté d’intervenir. "J'ai entendu une grosse respiration d'un animal et, en regardant, j’ai vu un cerf acculé par deux chiens", raconte-t-il. Malgré ses efforts pour repousser les chiens et orienter l'animal vers la forêt, le cerf semblait trop affaibli pour échapper à cette situation tragique.
Des décisions contestables des autorités
Les autorités locales, alertées par les habitants, ont immédiatement pris les choses en main. C'est alors qu'un agent de l’ONF, encadré par la gendarmerie, a décidé d'abattre l’animal, provoquant une colère générale parmi les villageois. "C’est un acte inacceptable, effectué sans réelle nécessité", dénonce Julie, une habitante visiblement choquée.
Frédéric Orby, président de la Fédération de chasse du Bas-Rhin, partage également cette frustration. "Nous avons été informés que le cerf était blessé, mais nous pensons qu'il suffisait de lui laisser le temps de fuir et d'éviter de l'abattre", a-t-il déclaré lors d’un entretien avec BFMTV.
Du côté de l’ONF, il est assuré que l'animal ne pouvait plus se déplacer et que sa souffrance était insupportable. Le maire d’Eschbourg-Graufthal, Étienne Wagner, a appuyé cette décision, affirmant avoir suivi les conseils des professionnels, bien qu'il ait initialement demandé l'évacuation de l'animal. "J'ai fait cette demande à deux reprises, mais les agents de l'ONF m'ont assuré qu’il était bloqué", a-t-il déclaré. En fin de compte, autoriser l'abattage a été une décision difficile pour lui, justifiée par un souhait d'éviter une souffrance prolongée pour le cerf.







