Des pistes à explorer
En dépit d'une intensification significative de l'enquête dans les dernières semaines, le mystère entourant le décès du jeune Emile demeure très épais. Ce vendredi 31 janvier, une demande d'acte comprenant près d'une centaine de pages a été remise à la juge d'instruction d'Aix-en-Provence. Cette démarche vise à solliciter des expertises variées - ADN, téléphonie, et autres - ainsi que de nouvelles auditions et visites sur les lieux de l'accident. Cette initiative émane de Me Julien Pinelli, représentant la grand-mère d'Emile, Anne Vedovini.
En outre, selon le conseil, certains bâtiments dans le secteur du Haut-Vernet n’auraient pas encore été scrutés, notamment ceux proches de la zone où le crâne du petit garçon a été retrouvé. "La famille Vedovini souhaite avant tout contribuer à la vérité", a précisé l'avocat lors d'une récente conférence de presse, tout en soulignant qu'il s'agit d'une démarche d'entraide, et non d'une contre-enquête.
Accident ou crime délibéré ?
Les premières heures suivant la disparition, le scénario le plus envisagé reste celui d'Emile, qui aurait quitté seul le hameau du Haut-Vernet direction la chapelle Saint-Pancrace, pour finir par mourir dans une forêt située à environ 25 minutes de marche. C'est précisément dans cette zone boisée qu'une randonneuse a découvert le crâne d'Emile le 30 mars 2024. Toutefois, les enquêteurs émettent des doutes sur la capacité de l'enfant à parcourir une telle distance tout seul.
D'autres pistes examinées incluent la possibilité d'une mort causée par l'intervention d'un tiers. Emile aurait pu être tué, volontairement ou non, par une ou plusieurs personnes, avant que son corps ne soit déplacé vers le lieu de découverte. La théorie d'une mise en scène orchestrée pour simuler un accident de la nature est aussi sur la table. Des analyses scientifiques corroborent l'idée d'une intervention extérieure, mentionnant qu'un violent coup à la tête aurait été porté au jeune garçon.
Analyse des vélos de l’oncle
"L’hypothèse d'un accident impliquant un véhicule figure parmi les options", a déclaré l'avocat de la grand-mère, faisant référence aux vélos saisis récemment. Ces vélos appartiennent à Maximin, l'oncle du petit Emile. "Ces véhicules étant par définition considérés comme des moyens de transport, ils complètent les nombreuses analyses effectuées sur différents véhicules. La provenance des vélos ne doit pas alourdir le jugement de Maximin; ils doivent être considérés parmi d'autres éléments", a-t-il ajouté.
Est-il envisageable qu’Emile ait été victime d’un accident de la route ou domestique, s'achevant par une dissimulation? Des dizaines de véhicules, dont des engins agricoles, ont été examinés sans résultat. Le jour de la disparition, deux voisins des grands-parents d’Emile ont affirmé avoir vu le jeune garçon se diriger seul vers le lavoir. Étonnamment, personne n'a rapporté avoir entendu de bruit de moteur.
Enfin, la théorie d'un crime opportuniste semble avoir été mise de côté, selon les dernières constations.







