Un détenu de la prison de Tarascon est jugé ce mercredi après avoir menacé de mort son ancienne avocate et pour avoir fait incendié son cabinet par deux complices. Cet incident a secoué le barreau de Marseille et met en lumière la violence dont les avocats sont parfois victimes, y compris de la part de leurs propres clients.
Dans la nuit du 30 au 31 janvier, des caméras de surveillance ont filmé deux hommes en train de mettre le feu à la porte d’un cabinet d’avocat à Marseille. La cible de cette intimidation semble être une jeune avocate du barreau de Marseille. Si ces deux incendiaires sont toujours en fuite, un homme est en garde à vue et doit être jugé en comparution immédiate. Ce cas illustre les défaillances du système pénitentiaire français, incapable d'empêcher les communications illégales depuis l'intérieur des prisons.
Celik S., suspecté d'avoir orchestré l'incendie, est incarcéré mais parvient à garder le contact avec l'extérieur. Lors d'une audition, l'avocate a révélé qu'elle subissait un harcèlement de la part de cet ancien client depuis près d'un an. Condamné en 2021 pour son rôle dans un trafic de voitures, Celik S. lui reprochait de ne pas agir assez rapidement dans son dossier et de ne pas répondre à ses appels, qu'il jugeait irréguliers.
Plus d’une centaine d’appels pour la menacer de mort
Le 29 janvier, à peine quelques heures avant l'incendie, il l'a de nouveau menacée au téléphone, un acte qu'il a commis sans aucune conséquence depuis sa cellule. Les enquêteurs ont dénombré plus d'une centaine d'appels similaires. Cette situation soulève des questions sur la sécurité des établissements pénitentiaires, qui sont censés isoler les délinquants de leurs activités illégales.
Cette semaine, grâce aux déclarations de la victime, la police marseillaise a interpellé Celik S. dans sa prison. Une perquisition a révélé la présence d'un téléphone portable à travers lequel il aurait menacé l'avocate et recruté les deux hommes pour l'incendie. Ce dernier sera jugé aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Marseille. Ses complices sont toujours recherchés, tandis qu'il a dû solliciter un nouvel avocat pour sa défense.







