Marseille : deux policiers condamnés pour violence dans un snack

Des policiers marseillais en prison pour violences sur une serveuse et des clients.
Marseille : deux policiers condamnés pour violence dans un snack
Un officier de police (photo d'illustration). - JULIEN DE ROSA / AFP
Les deux policiers auront interdiction d'exercer et de porter une arme pendant cinq ans.

Mercredi 11 février, deux agents de police marseillais ont été déclarés coupables de violences aggravées et condamnés à une peine de deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire. Ces faits se sont produits alors qu'ils étaient en état d'ébriété et hors service, lors d'une altercation dans un snack de nuit. La peine de prison ferme sera purgée sous bracelet électronique. Le tribunal correctionnel a également décidé de leur interdire d'exercer en tant que policiers et de porter une arme pendant cinq ans.

Des coups et 'une énorme gifle'

Ce trouble a débuté dans la nuit de juillet 2025 lorsque Anthony H., 31 ans, et Mehdi B., 37 ans, tous deux affectés à la brigade de nuit, ont provoqué une violente bagarre. Anthony H. était au snack à la tête d'une fête de crémaillère. Il a tenté d'intervenir après qu'une serveuse eut pacifiquement résolu un différend avec un client qui avait volé un couteau. En état d'ivresse avancé, il a appelé ses collègues à l'aide.

Lorsqu'elle a refusé de fournir les images de vidéosurveillance, la serveuse a été poussée violemment. Elle a évoqué une "énorme gifle". Des clients présents, venus pour se restaurer après un déménagement, ont tenté d'intervenir, mais ont été accueillis par les coups d'une matraque télescopique brandie par Mehdi B.

'C'est moi la police, c'est moi qui commande'

Les enregistrements réalisés par la serveuse sur son téléphone témoignent de l'attitude provocatrice des deux policiers ivres, l'un d'eux lançant des phrases telles que "C'est moi la police, c'est moi qui commande". La procureure, lors des plaidoiries, a condamné fermement leur comportement, demandant des peines plus sévères. "Que font-ils encore dans la police?" a-t-elle questionné, mettant en lumière les antécédents judiciaires d'Anthony H., incluant des condamnations pour violences conjugales.

Anthony H., ancien militaire, a admis avoir des problèmes d'alcool depuis le décès d'un camarade au Mali. Refusé par la gendarmerie à cause de son casier judiciaire, il a intégré la police nationale en 2022.

Un client, qui a frappé Mehdi B., a été acquitté, le tribunal ayant jugé qu'il agissait en légitime défense. Ces événements soulèvent des interrogations sur la déontologie policière et l'impact de l'alcool sur la conduite des agents. La question demeure : comment garantir une police intègre et responsable?

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