Dans la nuit du 10 au 11 février, un incendie a éclaté au domicile de Guillaume Richer, candidat du Rassemblement national aux municipales dans les Pyrénées-Orientales. Les autorités enquêtent pour établir les causes de cette événement, révélant des inquiétudes croissantes au sein du parti selon 20 Minutes.
"Si cet acte est lié à la campagne, c’est très préoccupant et inacceptable", a déclaré un membre influent du Rassemblement national. L’incendie survenu chez Richer, candidat à Alénya, n'a causé aucune blessure, mais a profondément choqué sa famille, en particulier ses jeunes enfants, comme l'indique un responsable local, cité par 20 Minutes.
Un incident sous tension
Selon les premiers rapports, Guillaume Richer aurait été réveillé par une explosion vers 1 heure du matin. En sortant, il a été confronté à une épaisse fumée. Bien que la porte d'entrée ait été endommagée et que le feu ait pénétré à l'intérieur de la maison, les pompiers ont rapidement maîtrisé la situation. Le parquet de Perpignan a ouvert une enquête pour "destruction par incendie", indiquant que les circonstances de l'incendie ne semblent pas accidentelles. "Nous sommes en pleine campagne municipale, et la tension est palpable dans la région", a commenté un cadre du RN, tout en restant prudent sur les conclusions hâtives.
Un climat de violence croissant
À l'approche du scrutin des 15 et 22 mars, les signalements d’agressions contre des élus se multiplient. Parmi eux, une élue de la Sarthe a récemment déclaré avoir fait face à des “insultes” et au “harcèlement” tout au long de ses 25 ans de mandat, au point de décider de ne pas se représenter. D'autres cas notables incluent une agression violente subie par un conseiller municipal à Rouen, menacé de mort pour avoir simplement signalé un véhicule mal garé. Ce climat de peur pèse lourdement sur le moral des candidats et sur l’engagement citoyen, témoignant des dérives parfois extrêmes du débat démocratique.







