Lors d'un forum organisé à Doha par Al Jazeera, Francesca Albanese a suscité une vive controverse en qualifiant la situation à Gaza de "génocide" perpétré par un "ennemi commun". Ces remarques ont été jugées inacceptables par Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, qui a déclaré que ces affirmations visaient non pas le gouvernement israélien, mais l’ensemble du peuple juif.
La France, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, a exprimé sa position ferme en demandant la démission de la rapporteuse spéciale de l'ONU pour les territoires palestiniens. "Nous condamnons sans réserve les propos de Mme Albanese", a affirmé M. Barrot, insistant sur le caractère inacceptable de ces déclarations qui, selon lui, franchissent une ligne rouge en contestant l'existence même d'Israël.
Ce déferlement de critiques soulève des interrogations sur la balance entre la liberté d’expression et le respect des sensibilités historiques et culturelles. Des experts en relations internationales, comme Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po, ont souligné l'importance d'une communication responsable dans les contextes de conflit, mettant en garde contre une polarisation accrue.
La réaction française s'illustre aussi par une volonté de protéger la légitimité d'Israël sur la scène internationale. En parallèle, des groupes de défense des droits humains interpellent sur la nécessité de respecter la liberté d'expression, plaidant pour un débat ouvert même sur des sujets controversés comme celui-ci.
La controverse fait écho à des tensions plus larges au sein de la communauté internationale, où la critique d'Israël est souvent perçue comme une mise en question de son droit à exister. La diplomatie française se montre ici résolue à défendre des principes jugés fondamentaux pour l'harmonie et la paix au Moyen-Orient.







