Depuis le 8 janvier, suite à une directive du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, les préfectures françaises ont examiné 443 établissements, principalement des bars de nuit et des discothèques, afin d'éviter qu'une tragédie similaire à celle de Crans-Montana, qui a coûté la vie à 41 personnes et blessé 115 autres, ne se reproduise sur le sol français. L'évaluation a révélé des manquements dans 195 établissements, entraînant la fermeture temporaire de 45 d'entre eux, représentant ainsi 10 % des contrôles effectués. Les inquiétudes croissantes au sujet de la sécurité des clients s'expriment dans la communauté des professionnels du secteur.
Dans le Morbihan, deux établissements ont été fermés pour non-respect des normes de sécurité. À Rennes, un bar emblématique a dû fermer son sous-sol à cause d'une alarme incendie jugée insuffisante. À Nancy, un bar a été retiré de l'axe commercial, en partie en raison de la qualité des matériaux de construction et de l'organisation d'un concert non autorisé dans un espace inadapté. La mairie a rappelé que l'activité ne convenait pas à cette structure.
« La sécurité : une priorité absolue »
La préfecture de police de Paris a également pris des mesures : sur les 164 établissements contrôlés depuis le début de l'année, 21 ont reçu un avis défavorable sans pour autant être fermés. Ceux-ci doivent impérativement se conformer aux recommandations émises. À Paris, environ 12 450 bars et discothèques sont répertoriés, et beaucoup d'entre eux accueillent moins de 200 personnes, ne requérant pas d'autorisations d'ouverture strictes ni de contrôles réguliers. Le service de prévention des incendies assure toutefois un suivi spécifique pour ces lieux.
Catherine Quérard, présidente du GHR (Groupement des Hôtelleries et Restaurations de France), a souligné l'importance de vérifications plus régulières de la sécurité dans ces établissements. Elle a annoncé la création d'un groupe de travail pour aborder ces problématiques pertinentes. Quérard a également pressé chacun des 15 000 membres du GHR d'effectuer une évaluation des dispositifs de sécurité en place pour assurer la protection de leurs clients.







