Marius Borg Høiby, le fils de la princesse norvégienne Mette-Marit, fait face à 38 accusations, parmi lesquelles figurent quatre viols et des violences à l'égard d'anciennes compagnes. Ce vendredi, lors de l'audience au tribunal d'Oslo, une troisième plaignante a détaillé les circonstances de son agression présumée, se décrivant épuisée, ivre et sous somnifères au moment des faits.
« Épuisée, ivre et sous l’emprise de somnifères. » C’est dans cet état qu'elle s'est présentée pour témoigner contre Marius Borg Høiby, ayant révélé à la barre que l’incident s’était produit après une soirée festive chez elle à Oslo. Alors qu'après un rapport sexuel consenti, l’accusé aurait commis des attouchements non consentis, profitant de son incapacité à se défendre.
« Je voulais vraiment dormir. J’étais incroyablement fatiguée et très ivre. Garder les yeux ouverts était une lutte », a-t-elle déclaré avec émotion. Cette victime présumée a également mentionné un acte d'enregistrement à son insu, ajoutant une nouvelle dimension aux accusations portées contre Høiby. Les avocats de la défense, tout en soulignant les ambiguïtés de la situation, n’ont pas réussi à ébranler la détermination de la plaignante.
Des preuves troublantes sur son téléphone
Le jeune homme de 29 ans continuerait à contester les accusations les plus graves, à savoir les viols présumés, qui pourraient entraîner jusqu’à 16 ans de réclusion. Le tribunal a visionné cinq vidéos saisies à son domicile, qui, selon le parquet, remettent en question la nature consensuelle des relations. « Si j’avais su qu’il me filmait, je l’aurais arrêté. Je n’aurais jamais accepté cela », a insisté la victime.
La nature choquante des accusations a déjà provoqué un tumulte majeur au sein de la famille royale norvégienne, comme le rapporte Le Parisien. Marius Borg Høiby a été appréhendé le 4 août 2024 après l’agression d’une compagne, déclenchant ainsi une enquête approfondie. Cette dernière a révélé la présence de vidéos et photos compromettantes sur ses appareils, menant à des accusations d’agression sur des femmes incapables de consentir.
Les victimes, en découvrant la portée de leurs expériences lors des visionnages de ces images, ont fait l’objet d’une pression psychologique immense. Selon un spécialiste en droit pénal, cette affaire pourrait redéfinir les perceptions sociétales sur le consentement et les violences sexuelles. En fin de compte, la réaction de Marius Borg Høiby face aux témoignages soulève des questions cruciales sur sa responsabilité et la compréhension des implications de ses actions. Comme le souligne l’expert, « il est essentiel de continuer à sensibiliser sur la question du consentement, notamment dans des contextes impliquant une notoriété. »







