La mairie d'Aubagne a pris des mesures supplémentaires face aux nuisances générées par les épiceries de nuit, en annonçant une prolongation de trois mois de l'arrêté initial du mois d'août 2025. Cette décision, qui s'étend désormais à sept commerces au lieu de trois, entre en vigueur du 11 février au 10 mai 2026.
Dans un nouvel arrêté daté du 10 février, la Ville d'Aubagne exerce son pouvoir de police afin d'encadrer l'activité nocturne de ces établissements. La fermeture est imposée entre 22h et 7h du matin les vendredis et samedis, et de 21h à 6h du matin pour le reste de la semaine. La mairie justifie cette restriction par le besoin de mettre fin à des nuisances persistantes, comme l'expliquait Vincent Rusconi, adjoint délégué à la sécurité : "Ces commerces doivent pouvoir dépanner, mais pas au détriment des riverains".
Ce renforcement des régulations fait suite à un premier arrêté en août 2025, qui avait déjà entraîné la fermeture de trois épiceries en réponse à des événements tragiques, notamment un meurtre survenu dans l'une d'elles. La préfet de la région avait également lancé une fermeture administrative d'un autre établissement suite à une fusillade qui a gravement affecté la communauté locale, et qui avait coûté la vie à un jeune employé, connu des services de police.
Des nuisances à combattre
Les autorités locales soulignent les dérangements générés par ces épiceries, qui attirent une clientèle particulière aux heures tardives. "Cela générait des attroupements et des nuisances sonores", précise-à juste titre Vincent Rusconi, ajoutant que ce phénomène empêchait les résidents de trouver le sommeil. Les riverains espèrent que ces nouvelles mesures permettront un retour à une tranquillité nécessaire dans leur quotidien.
Alors que la mairie poursuit ses efforts pour maintenir l'ordre et protéger la qualité de vie de ses citoyens, beaucoup se demandent si d'autres solutions pourraient être envisagées pour répondre aux besoins des noctambules tout en respectant la sérénité des quartiers. La discussion sur la meilleure façon de gérer ces espaces commerciaux nocturnes reste ouverte et va probablement nourrir le dialogue public au cours des prochains mois.







