L'« assassinât » de l'opposant politique russe Alexeï Navalny, décédé en février 2024 dans des conditions troubles, a été confirmé par une enquête réalisée par cinq pays, dont le Royaume-Uni. Selon cette enquête, l'opposant a été empoisonné avec une "toxine rare", a déclaré sa veuve, Ioulia Navalnaïa.
La déclaration conjointe des gouvernements du Royaume-Uni, de la Suède, de la France, de l'Allemagne et des Pays-Bas a été faite lors de la conférence de Munich sur la sécurité. Ces nations estiment que Navalny a été touché par une "toxine létale". Un rapport de l'Agence France Presse souligne l'évidence scientifique derrière cette affirmation.
Toxine mortelle
"Nous sommes convaincus qu'Alexeï Navalny a été empoisonné avec une toxine mortelle," ont déclarés les représentants de ces pays. La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a souligné que "seul le gouvernement russe avait les moyens, le mobile et l'occasion d'utiliser cette toxine contre Navalny durant son emprisonnement". Cette affirmation renforce les soupçons sur un assassinat orchestré par le Kremlin.
Le Foreign Office a rapporté que des analyses de laboratoire ont révélé la présence d’épitabidine, une toxine trouvée sur la peau des grenouilles-dards d'Équateur, dans des échantillons prélevés sur Navalny. "Cette toxine a très probablement entraîné sa mort," ont-ils ajouté, fournissant ainsi un lien indiscutable entre la mort de l'opposant et une action criminelle gouvernementale.
Les résultats de l’enquête confirment les allégations de la veuve de Navalny, qui avait exprimé dès septembre que son mari avait été empoisonné. Lorsqu'elle a entendu les révélation scientifiques, elle a réagi en déclarant que "l'assassinat est désormais prouvé par la science."
Alexeï Navalny, figure emblématique de la lutte contre la corruption et fervent opposant à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a connu une fin tragique à l'âge de 47 ans. Alors qu'il purgait une peine de 19 ans d’emprisonnement pour des accusations qu'il considérait comme étant politiques, sa mort a suscité un tollé international, avec des appels à des enquêtes indépendantes dans plusieurs pays.
Après sa mort, les autorités russes ont tardé à restituer son corps à sa famille, éveillant les soupçons des partisans de Navalny qui craignent un acte de dissimulation de la part du Kremlin. Ces expériences tragiques mettent en lumière les tensions persistantes entre les élites politiques russes et les voix dissidentes.







