Les autorités ont confirmé la désactivation d'un engin explosif trouvé près d'un cabanon dans le jardin de l'ingénieur à Liffol-le-Grand, comme l'a rapporté L'Est républicain. Ce personnel travaille pour l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).
Le procureur d'Épinal, Frédéric Nahon, a précisé que l'enquête est en cours, avec des investigations menées par la brigade de recherches de Neufchâteau pour identifier les responsables de cet acte.
"Les recherches se poursuivent pour déterminer le ou les auteurs et leurs motivations", a-t-il indiqué.
Des revendications inquiétantes
Une déclaration, publiée sur le site anarchiste infoLibertaire.net, décrit l’explosif comme un dispositif à faible intensité, destiné à infliger des dégâts sans mettre des vies en danger. Le texte qualifie l'ingénieur ciblé de "mafieux du nucléaire" et l'inclut dans les critiques du projet Cigéo, un projet controversé d’enfouissement de déchets nucléaires sur le site de Bure.
"C'est inacceptable. On ne peut pas s'en prendre à l'entourage", a réagi le maire de Liffol-le-Grand, Cyril Vidot.
Le directeur industriel de l'Andra, Patrice Torres, a souligné que cette action marque une nouvelle escalade dans le conflit autour du projet. L'ingénieur concerné a exprimé sa colère, rappelant qu'il avait déjà été ciblé par des actes de vandalisme par le passé, notamment un jet de farine.
Les enjeux du projet Cigéo
Le projet Cigéo, lancé en 1991, vise à enfouir 83.000 m3 de déchets hautement radioactifs à 500 mètres de profondeur, et a reçu une reconnaissance d'utilité publique en 2022. Cette initiative a suscité de nombreuses manifestations, avec entre 700 et 2000 opposants présents sur le site en septembre, malgré une vigilance policière accrue.
Dans un communiqué, le collectif Stop Cigéo a rappelé son opposition à toute violence, déclarant : "Nous n'avons jamais cautionné et ne cautionnerons jamais l'atteinte aux personnes".







