Dès l'ouverture de l'audience, le prévenu a fait forte impression sur les juges de Périgueux (Dordogne) en refusant de se lever à l'appel de son nom. Il a démontré, selon Annabelle Guignard, représentante du ministère public, une insolence déplorable.
Ce Libournais était jugé pour des menaces de mort répétées à l'encontre de son ex-compagne et de sa belle-mère. Les phrases prononcées, telles que "je vais t'enlever la vie" et "je te jure sur la tête de ta fille que tu seras morte en janvier", ont été accompagnées de plus de 500 appels émis depuis sa cellule à Neuvic-sur-l'Isle au début du mois de novembre.
Les menaces s'inscrivent dans un schéma inquiétant : "On juge une entreprise orchestrée pour démolir la victime depuis la prison. Son ex-compagne n'a jamais connu la paix", a relevé l'avocate des parties civiles, Me Bénédicte Impérial, confirmant l'ampleur des intimidations.
Le prévenu a déjà été condamné pour violences conjugales en 2021 et possède un casier judiciaire chargé, comportant 14 mentions. Il a initialement tenté de minimiser ses actes, mais dans une déclaration ultérieure, a exprimé sa frustration, affirmant que son ex-partenaire souhaitait l’empêcher de voir leur enfant.
Me Margaux Castex, avocate du prévenu, a tenté de réduire l'impact des mots prononcés, qualifiant son client d'individu parfois vulgaire mais "pas réellement dangereux". Cette défense n'a néanmoins pas suffit à convaincre le tribunal, qui lui a imposé une peine de quatre ans de prison ferme avec maintien en détention et a annulé son autorité parentale. La décision a été maintenue pour prévenir tout risque d'escalade.







