En à peine cinq jours depuis le drame, l'atmosphère reste tendue. Les enquêteurs ont procédé à l'arrestation de 11 personnes dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin. L'incident s'est produit le jeudi 12 février à proximité de Sciences Po Lyon, alors que l'eurodéputée organisait une conférence.
Selon des rapports, des membres du collectif identitaire Némésis aurait tenté de manifester leur désaccord en affichant une banderole. Des témoins rapportent que des individus, en réaction, ont violemment agressé au moins deux femmes présentes sur place, et un groupe d'une vingtaine de personnes a ensuite pris pour cible des proches du collectif, notamment Quentin.
Une agression ciblée
Les violences ont été décrites par le procureur de Lyon, Thierry Dran, comme des actes prémédités. Les assaillants auraient été conseillés d'apporter des renforts en cas d'attaque, mais ceux-ci ne seraient pas intervenus.
Les témoins affirment que Quentin a subi des coups de plusieurs assaillants, se retrouvant isolé et gravement blessé. Ses amis ont révélé qu’il a été trouvé conscient mais son état s'est rapidement dégradé. Il a été transporté en urgence, mais a été déclaré mort quelques heures plus tard.
“Nous avons immédiatement engagé des procédures pour déterminer les responsabilités,” a déclaré Thierry Dran.
Enquête pour homicide volontaire
Pour l'heure, une enquête criminelle pour homicide volontaire a été ouverte, visant à découvrir d'autres responsables derrière cette agression. Un autre volet de l’enquête porte sur des violences aggravées, incluant des charges d’association de malfaiteurs. Plusieurs interpellés ont des liens avec le groupe d'extrême gauche, la Jeune Garde, qui a été dissoute en réponse à l'emballement médiatique autour de l'affaire.
Réactions politiques
LFI se trouve dans l'œil du cyclone. Suite aux interpellations, certains responsables politiques, y compris le ministre de la Justice Gérald Darmanin, n’ont pas hésité à accuser l'extrême gauche d'être à l'origine des troubles. "Ce n’est pas la police qui tue, c’est l’extrême gauche", a-t-il affirmé lors d’une interview.
En réaction à cette polémique, le député Raphaël Arnault a pris ses distances avec son assistant, accusé d’être impliqué. "Nous avons engagé des procédures pour terminer son contrat avant même son arrestation", a-t-il précisé sur les réseaux sociaux.
Les événements autour de la mort de Quentin Deranque suscitent des discussions passionnées, et les prochaines étapes de l’enquête seront suivies de près, tant par le public que par les médias.







