PODCAST - Le 8 février 2003, le corps sans vie de Monique Lejeune est retrouvé chez elle, gisant dans une mare de sang, victime d'une agression à la fois brutale et déconcertante. La femme de 53 ans a subi plus de cinquante coups de couteau, un crime qui soulève d'importantes interrogations sur les relations familiales complexes qui laissaient présager un tel drame.
Coulogne (Pas-de-Calais). Ce matin-là, un voisin découvre le cadavre de Monique en entrant dans son domicile. Sa mort effroyable suscite l'effroi au sein de la communauté locale.
Le premier suspect suscité par l'enquête est son propre fils, qui, selon ses dires, était venu dire au revoir à sa mère peu avant le drame. "Nous avons quitté la maison sans aucune inquiétude", affirme-t-il, mais il sera finalement innocenté, laissant planer le doute sur d'autres membres de la famille.
Un nouveau suspect apparaît rapidement : Béatrice Matis, l'ex-épouse du mari de Monique. Cette dernière, ayant pris l'initiative de se présenter au commissariat, déclare avoir rencontré la victime pour discuter d'une réunion familiale. Pourtant, le mystère s'épaissit lorsqu'un élément crucial est découvert : l'ADN de Béatrice est retrouvé sous les ongles de Monique, soulevant ainsi de graves interrogations.
Ma mère, elle a toujours dit, le jour où ça va éclater, je vais dire les quatre vérités.
Un des fils de Monique Lejeune, la victime
Alors, quelle était la nature de la relation entre ces deux femmes ? Était-ce une dispute qui aurait mal tourné ? Les tensions sont exacerbées par un secret de famille dévastateur : Béatrice Matis accuse l'un des enfants de Monique d'avoir agressé sexuellement l'un de ses petits-enfants. Ce climat de rivalité et de ressentiment pèse lourdement sur l'histoire familiale, alimentant les rumeurs et les luttes de pouvoir.
Cette affaire a captivé l'attention de nombreux médias français, notamment l'émission Enquêtes criminelles, qui mettra en lumière les ramifications sombres de ce drame. Selon des experts, ce type de violence au sein d'une même famille soulève des questions fondamentales sur les conflits latents et l'impact des secrets sur les dynamiques familiales.
Cette tragédie illustre à quel point des ressentiments non résolus peuvent mener à l'irréparable, plongeant non seulement les familles concernées dans le désespoir, mais aussi des communautés entières dans l'angoisse de comprendre comment un acte aussi violent a pu se produire sous un toit familial.







