REPORTAGE. Le samedi 21 février, plus de 3 200 personnes ont pris d'assaut les rues de Lyon pour honorer la mémoire de Quentin Deranque, tragiquement tué par des militants antifas. Dans une ambiance électrique, pleine de slogans dénonçant la violence, le rassemblement s'est déroulé sans incidents notables.
Des paroissiens de l’église Saint-Georges ont commencé leur journée en priant pour le repos de l’esprit de Quentin et pour la paix de ses proches. Parmi les participants, le sénateur LR Étienne Blanc s'est joint à cette marche, marquant ainsi son soutien dans un climat où les consignes politiques sont rendues difficiles par de nombreuses intimidations de la part de l’extrême gauche.
Malgré les tensions palpables, la marche s'est poursuivie dans le respect des consignes, soutenue par un important dispositif policier. De nombreux anonymes, mais aussi des figures politiques et militantes, se sont rassemblés, brandissant des roses et des effigies de Quentin.
Un mélange de soutien populaire et militant
Dans la foule, des jeunes d’origines diverses ont tenu à exprimer leur solidarité. La présence de jeunes Italiens, évoquant les souvenirs douloureux des années de plomb, souligne l'universalité de la douleur face à ce drame. Les manifestants, tournés vers l’avenir, ont pu crier leur colère contre ce qu'ils appellent l'extrême gauche, dont ils estiment qu'elle est responsable de la brutalité qui a conduit à la mort de Quentin.
🔴 « L’extrême gauche tue » ; « antifas, gauchistes, vous êtes des terroristes ! » Des slogans qui résonnent fort. pic.twitter.com/whSUNOPU9l
— Nicolas Boutin (@NicolasBoutin11) February 21, 2026
Des journalistes sur place scrutaient les manifestations, cherchant le moindre faux pas, tandis que plusieurs participants, comme Carla, exprimaient leur indignation face à cette chasse médiatique.
Un jeune père de famille, bien que n’ayant jamais rencontré Quentin, a exprimé sa présence en tant que citoyen solidaire des valeurs qu'il symbolisait. Il a été rejoint par d'autres personnes de divers horizons politiques, prouvant ainsi que cette marche dépassait le cadre d’un groupement d’extrême droite, mais représentait aussi un large éventail d’opinions.
Un hommage empreint de recueillement
Mary-Lou, une participante, a déclaré qu’elle était là « par simple humanité » et que son hommage était dirigé vers tous ceux qui ont connu Quentin. Les prises de parole, souvent chargées d'émotions, ont révélé un portrait plus complexe du jeune homme, dont le parcours catholique a été évoqué par ses proches.
Raphaël Ayma, un porte-parole de l’extrême droite, a également fait entendre sa voix, dénonçant un système qui, selon lui, a permis cette tragédie. Ses propos ont trouvé un écho puissant au sein d’un public avide de changement, réclamant une place pour leurs préoccupations dans le paysage politique actuel.
Un moment solennel face à l’horreur
Arrivés rue Victor Lagrange, le lieu de l’attaque, les participants ont déployé une banderole commémorative : « Adieu Camarade ». Ce moment de recueillement s’est accompagné de chants et de prières, témoignant d’une grande solidarité au-delà des différences politiques. Les slogans antifas, bien que présents, n’ont pas réussi à ternir l’intensité de cette communion collective.
Les organisateurs ont salué le bon déroulement de la marche, malgré les tensions environnantes. Avec des obsèques prévues la semaine suivante dans l’intimité, le vide laissé par Quentin commence à se faire ressentir fortement au sein de sa communauté.







