Ce mardi matin, la permanence de campagne de Martine Vassal, candidate divers droite aux élections municipales à Marseille, a fait l'objet d'une insulte marquante avec un tag "À mort Vassal" sur sa devanture. La candidate a réagi sur X, dénonçant ouvertement cette manifestation de violence. "La violence s'affiche sur les murs de notre permanence", a-t-elle déclaré, soulignant ainsi la dégradation du climat politique actuel.
Martine Vassal, également présidente de la métropole d'Aix-Marseille-Provence, évoque une escalade inquiétante dans la rhétorique politique, surtout après avoir attiré les critiques la semaine passée pour avoir employé la maxime controversée "Travail, famille, patrie" lors d'un débat télévisé, ce qui lui avait valu de vives réactions.
Dans sa déclaration, Vassal n'hésite pas à accuser "l'ultra-gauche" d'avoir "mis une cible dans le dos". Elle pointe également du doigt son adversaire socialiste, Benoît Payan, qu'elle accuse de flirter avec ces groupes radicaux. Cette situation n'est pas inédite dans le paysage politique français, comme l'indique l'expert en politique régionale, Jean-Claude Ricard, qui note que "les tensions s'intensifient de manière alarmante à l'approche des élections".
Réagissant rapidement, Benoît Payan a marqué son opposition à ce type de comportement. Sur X, il a déclaré: "Je dénonce avec la plus grande fermeté ce message intolérable à l'encontre de Martine Vassal. La violence, la menace et l’injure ne sont pas des méthodes politiques : elles n’auront jamais leur place à Marseille et salissent notre ville". Ce faisant, il a souligné le besoin urgent d'une politique respectueuse, en pleine résonance avec les appels à la paix sociale du président du Sénat, Gérard Larcher.
Alors que le climat électoral s'échauffe, cette affaire soulève des interrogations sur le respect des valeurs démocratiques essentielles et le civisme en politique. Les citoyens de Marseille et d'ailleurs espèrent que cet incident incitera à un débat plus constructif et moins polarisé.







