Montpellier : des militants d'ultradroite sous enquête pour une agression violente

Des membres d'ultradroite sont soupçonnés d'une agression dans un bar à Alès.
Montpellier : des militants d'ultradroite sous enquête pour une agression violente
Les trois suspects faisaient partie d'un groupe de dix personnes au moment de l'agression du bar à Alès. Le Parisien/Delphine Goldsztejn

Trois membres présumés d'un groupuscule d'ultradroite actuellement sous le coup d'une procédure de dissolution ont été placés en garde à vue ce mardi à Montpellier. Selon le parquet, ils sont soupçonnés d'avoir participé à une agression sur des clients d'un bar associatif à Alès, un lieu prisé par la gauche.

Les jeunes hommes, âgés de 23 et 25 ans, avaient été convoqués, un mois après les faits survenus au bar « Le Prolé », lors de la feria d'Alès en mai 2025. Le procureur d'Alès, Abdelkrim Grini, a précisé que cette convocation n'était que « pure coïncidence » avec le décès récent du militant radical d'extrême droite, Quentin Deranque, à Lyon.

Ces interrogations interviennent alors que plusieurs procédures de dissolution avaient déjà été engagées contre des groupes des deux extrêmes, y compris le « Bloc montpelliérain », auquel pourraient appartenir les suspects. Ces derniers, bien qu'en garde à vue, nient leur implication dans les violences au bar et contestent leur affiliation au groupuscule d'ultradroite.

« Tatouages nazis »

En juin, une large mobilisation avait eu lieu à Alès, rassemblant plusieurs centaines de personnes, dont Fabien Roussel, patron du Parti communiste, pour dénoncer les violences. Des témoins ont rapporté que plusieurs hommes, reconnaissables par leurs « tatouages nazis », avaient face découverte pénétré dans le bar, y lançant des grenades lacrymogènes et provoquant des dégradations.

Bien que le groupe ait démenti toute implication dans ces événements via sa page Instagram, des individus présents lors de l'agression ont reconnu certains membres du groupe. « Il faut dissoudre ces groupuscules. Leur idéologie est incompatible avec nos valeurs républicaines », a insisté Fabien Roussel, critiquant l'inaction des responsables politiques à ce sujet, notamment du Premier ministre et du ministre de l'Intérieur.

Le groupuscule d'ultradroite, quant à lui, a exprimé son étonnement que la dissolution de leur mouvement soit envisagée en pleine période de deuil, en référence à la mort de Deranque, dans un communiqué poignant sur Instagram.

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