La situation financière des 14.000 fonctionnaires de la ville de Marseille est devenue préoccupante, surtout avec l'envolée des prix des carburants. Deux syndicats, la CFTC et la CFE-CGC, ont récemment adressé une lettre au maire Benoit Payan, afin de solliciter une extension du télétravail, actuellement appliqué à 3.000 agents municipaux.
Avec l'augmentation des coûts de la vie et une inflation persistante, le sujet du pouvoir d'achat est au cœur des préoccupations. Ludovic, un agent de police municipale affilié à la CFTC, déclare : "Je reçois quotidiennement des témoignages d'agents confrontés à des difficultés financières de plus en plus vives en fin de mois. Nous attendons un geste significatif de notre direction".
Le 9 avril 2026, les représentants syndicaux ont exprimé des demandes pressantes au maire pour venir en aide aux 13.800 fonctionnaires touchés par cette crise, accentuée par des facteurs globaux tels que la guerre au Moyen-Orient. Philippe Angélelli, secrétaire général de la CFTC à Marseille, souligne la gravité de la situation : "Nous ne sommes pas là pour réclamer des privilèges. Il existe des leviers à activer immédiatement, comme l'augmentation des titres-restaurant ou l'amélioration de la prime d'été".
"À partir du 5 du mois, je n'y arrive plus"
Un témoignage poignant vient d'une secrétaire de mairie qui, en dépit de ses efforts, peine à joindre les deux bouts. Elle illustre l'urgence de la situation familiale : "Il est impératif de rassurer le personnel sur son pouvoir d'achat, surtout pour les catégories les moins bien rémunérées".
Des agents comme Stéphanie, également élue CFTC et mère célibataire, luttent quotidiennement. Avec un salaire de 1.800 euros, elle se dit contrainte à une vie austère : "Je ne peux plus sortir, plus de restaurant ni de cinéma, ma vie sociale est anéantie".
Stéphanie souhaiterait également qu'il y ait plus de soutien de la part de la municipalité, notamment concernant une possible augmentation des titres-restaurant. "Cela m'aiderait à faire des courses essentielles pour le mois, comme des produits frais", explique-t-elle. Pourtant, en dépit de leurs demandes, aucune réponse de la mairie n’a encore été reçue après leur dépôt formel.







