Un incident troublant s'est produit à Larceveau-Arros-Cibits, au Pays basque, où Jean-Pierre Çaldumbide, un agriculteur de 67 ans, a été relaxé par le tribunal judiciaire de Bayonne le mardi 24 février. Il faisait face à des accusations de menaces de mort après avoir tiré en l'air avec son fusil près de la fromagerie Pyrénéfrom Istara, appartenant au groupe Lactalis.
Les faits remontent au 26 septembre, lorsque Çaldumbide a exprimé sa colère face à l'expropriation de 1,4 hectare de ses terres agricoles, une action entreprise par l'Agglomération Pays basque dans le cadre de projets de développement économique. Ses tirs ont appelé une réponse rapide des forces de l'ordre, mobilisant plusieurs gendarmes dans ce village paisible de moins de 500 habitants.
Chaque coup de feu a résonné à proximité d'une citerne de gaz, provoquant l'évacuation immédiate des employés de la fromagerie. Selon des témoignages de la gérante de l'entreprise, l'agriculteur a même appelé pour les avertir, menaçant de tirer sur la citerne si les travaux ne s'arrêtaient pas. Fort heureusement, personne n’a été blessé durant ces événements chaotiques.
Après plusieurs heures de négociation, Çaldumbide a été arrêté sans résistance. À l'audience, son avocate, Me Camille Leduc, a plaidé la relaxe en soulignant que son client n'avait pas l'intention de blesser qui que ce soit. Le tribunal a finalement conclu qu'il ne pouvait pas être accusé de menaces de mort, bien qu'il se voie interdire de détenir une arme pendant un an.
Ce cas met en lumière des tensions croissantes autour des expropriations foncières en France, une problématique que le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) a récemment abordée, soulignant le besoin urgent de protections pour les agriculteurs. "Nous ne pouvons pas laisser nos paysans, qui nourrissent le pays, sans recours face à des décisions injustes", a-t-il affirmé.
Les marques de colère de Çaldumbide, notamment le mot "Exproprié par l’agglo et Lactalis" peint sur sa maison, soulignent l’impact émotionnel et psychologique de telles décisions sur les agriculteurs, qui voient souvent leur mode de vie menacé.







