Stéphanie Audin, résidente d’un immeuble social à Grasse, dans les Alpes-Maritimes, se heurte chaque jour à des conditions de vie difficiles. Atteinte de pathologies respiratoires graves, elle implore un relogement pour échapper à l’angoisse de devoir monter sans ascenseur trois étages. Chaque marche est un calvaire.
Souffrant d'asthme sévère, d'emphysème et de BPCO au stade 3, Stéphanie dépend constamment de l’oxygène et de l’assistance respiratoire. Pour Nice-Matin, elle explique que descendre et monter les escaliers est une épreuve à surmonter chaque jour, mais ses nécessités de soins médicaux l’obligent à sortir, une mission qui la laisse épuisée.
Son fauteuil roulant, devenu inadapté dans un appartement sans ascenseur, complique davantage son existence. L'absence d'aide à domicile a ajouté à son fardeau quotidien : "Ma fille m’a aidée à changer la housse de couette en décembre. Depuis, je n’ai pas pu le refaire", confie-t-elle dans un souffle chargé d'émotion.
"Je n’ai plus le temps d’attendre"
Depuis maintenant deux ans, Stéphanie bataille pour un hébergement adapté au rez-de-chaussée ou dans un bâtiment pourvu d’un ascenseur. Son dossier MDPH reste en suspens. "On me dit que mon dossier est maintenu, mais je n’ai plus de temps à perdre", se lamente-t-elle.
À mesure que son état de santé se détériore, elle confronte des réalités alarmantes. "Je peux faire un infarctus à tout moment", avoue-t-elle, énonçant même des pensées de désespoir sur l’euthanasie à l’étranger si sa situation ne s’améliore pas. Au fond, elle ne cherche qu’un espace de vie accessible pour jouir d’une existence digne et sereine.







