Une alerte sanitaire sur le CBD en Gironde
Au printemps 2025, la Gironde a été le théâtre d'une épidémie d'intoxications liées à la consommation de produits au CBD. Lors d'un enterrement de vie de jeune fille à Lormont, plusieurs convives ont dû être hospitalisés après avoir ingéré un gâteau contenant ce cannabidiol, acheté dans un bureau de tabac de Bruges. Ce cas n'est pas isolé, puisque le centre antipoison a rapporté plusieurs autres hospitalisations, portant le total à 32 cas d'intoxications dans toute la Nouvelle-Aquitaine, dont 20 graves.
Les enquêtes ont révélé que les produits concernés contenaient des cannabinoïdes de synthèse, classés comme stupéfiants. La vigilance de l'Agence régionale de santé (ARS) a conduit à une saisine du parquet, entraînant des actions judiciaires contre le fournisseur du buraliste, également basé à Bruges.
Des pratiques douteuses mises en lumière
Le fournisseur, présenté devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, a soutenu qu'il avait été trompé par son fournisseur principal, une société du Sud-Est de la France sous enquête pour des infractions en relation avec la législation sur les stupéfiants. En effet, il a admis avoir vendu des produits qualifiés de HPE (high potential effects) et a affirmé que leur méthode d'extraction renforcée n'était pas illégale.
Cependant, la procureure Mathilde Micolon de Guérines a souligné la responsabilité du fournisseur, lui reprochant de ne pas avoir intégré des tests pour les cannabinoïdes de synthèse dans les analyses de contrôle de ses produits. Elle a requis une amende de 3 600 euros.
L'avocat de la défense, Me Julien Plouton, a soutenu que son client n'avait aucune raison de mettre en doute les analyses fournies par son fournisseur, plaidant ainsi pour un acquittement. Il a indiqué que son client avait effectué des vérifications supplémentaires pour s'assurer de la conformité de ses produits.
Le verdict sera rendu le 2 avril.







