Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, les forces russes mettent à profit une plurité de systèmes robotiques terrestres, une évolution notée par le centre d’analyse ukrainien StateWatch. En date du 1er mai, plus de vingt types de robots ont été repérés sur les lignes de front, une tendance qui pourrait redéfinir le paysage militaire.
Les experts mettent en exergue l’essor de ces machines en raison de ce qu'ils appellent une « zone de destruction », une bande dangereuse le long du front, où les véhicules classiques voient leur mobilité compromise par des menaces aériennes, notamment des drones. Cette situation a poussé les militaires russes à adopter des systèmes tels que l’Uran-9 et la Platforma-M, autrefois considérés comme prototypes, mais désormais essentiels pour des opérations variées telles que la logistique et le soutien feutré.
« Ces développements soulignent un changement clé dans l'industrie militaire », explique un analyste. Selon lui, le passage d'une production d'État à des initiatives privées et à des partenariats public-privé marque une nouvelle ère pour la robotique sur le terrain. Des modèles comme le Courier et l’Impuls sont livrés en quantités significatives, renforçant ainsi l'équipement des troupes.
Cependant, le rapport souligne qu'aucun robot pleinement autonome n'est encore actif sur le champ de bataille. « La guerre des robots au sens strict n’a pas commencé », précise-t-il, malgré le discours croissant sur l’intelligence artificielle dans l’armée. Chaque machine utilisée demeure télécommandée, formant ainsi une barrière à l'innovation purement autonome.
Enfin, un autre aspect préoccupant est la dépendance accrue aux composants produits en Chine. Que ce soit les moteurs, les batteries ou les systèmes de communication, les robots terrestres russes partagent des caractéristiques similaires avec les drones aériens, reflétant ainsi une interconnexion technologique qui pourrait influencer les tactiques militaires futures.







