L'Arménie, enveloppée entre l'Azerbaïdjan, l'Iran, la Géorgie et la Turquie, mise sur la paix pour améliorer ses liens commerciaux, énergétiques et terrestres, tout en brisant son isolement. Le président français, Emmanuel Macron, conclut une visite d'État mardi en Arménie, avec l’objectif de signer un partenariat stratégique et divers contrats visant à renforcer une relation bilatérale déjà étoffée. Avec une diaspora de 400.000 personnes en France, la solidarité entre les deux pays, historiquement liée, s'affirme plus que jamais.
Lors de cette visite, Macron a été accueilli chaleureusement par le peuple arménien, avec des slogans tels que «Vive l'Arménie ! Vive la France !» Un point marquant de son discours a été sa référence à la solidarité française depuis les massacres d'Arméniens pendant la Première guerre mondiale, ainsi qu'à l'assistance apportée lors du tremblement de terre tragique de 1988. La culture francophone continue également de jouer un rôle important, comme en témoigne le moment musical partagé entre Macron, le président arménien Vahagn Khatchatourian et le Premier ministre Nikol Pachinian au cours du dîner d'État.
La France a toujours soutenu l'Arménie dans son combat contre l'Azerbaïdjan depuis l'effondrement de l'URSS. Macron a évoqué le regard parfois désapprobateur de l'Europe envers l'Arménie, tout en soulignant l'absence de l'aide russe lors des conflits récents. En contraste, il a salué l'engagement d'Arménie vers l'Europe, malgré les défis. La tenue du premier sommet UE-Arménie à Erevan témoigne de cette volonté.
«Cette nouvelle ère de coopération régionale peut mettre le Caucase encore plus au milieu d'un carrefour entre l'Europe et l'Asie», a affirmé l'Élysée. Dans ce cadre, un partenariat stratégique sera signé, marquant des «efforts de défense inédits» et ouvrant de «nouvelles pages économiques». Des contrats pour renforcer l'armement, incluant des radars français et des canons Caesar, ainsi que des engagements dans le secteur des transports, figurent parmi les mesures prévues.
Emmanuel Macron rendra hommage ce matin au Mémorial des massacres arméniens à Erevan, visitera le musée Matenadaran, et conclura un accord avec la Bibliothèque nationale de France. Il se déplacera également à Gyumri, lieu touché par un tremblement de terre dévastateur en 1988, soulignant ainsi la profondeur de l'histoire commune entre les deux nations.







