Ce mardi, Erevan accueille un sommet historique réunissant l'Union européenne et l'Arménie, mettant en avant la volonté de l'UE d'accompagner ce pays du Caucase dans son éloignement progressif de son allié traditionnel, la Russie. « L'UE et l'Arménie n'ont jamais été aussi proches », souligne un responsable de l'UE, soulignant que cet événement illustre une réorientation significative vers l'Occident.
Représenté par António Costa, président du Conseil, et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, l'UE voit ce sommet comme une opportunité précieuse pour renforcer les relations bilatérales, notamment dans les domaines de l'énergie, des transports et du numérique. Ces échanges visent à renforcer la résilience de l'Arménie face aux crises et à lutter contre la désinformation, particulièrement à l'approche des élections législatives qui se tiendront dans un mois.
Emmanuel Macron, président français, sera également présent lors de cet événement, ayant reçu un accueil chaleureux lors de sa visite d'État. Macron a salué la décision de l'Arménie de se tourner vers l'Europe, affirmant l'importance de cette dynamique à un moment où l'instabilité mondiale pousse les pays à reconsidérer leurs équilibres.
À travers cette coopération, l'UE espère également signer plusieurs accords sur des enjeux de sécurité et de coopération économique pour aider l'Arménie à naviguer dans un environnement géopolitique complexe. En effet, depuis les débuts de la guerre en Ukraine et le conflit avec l'Azerbaïdjan, les relations entre Erevan et Moscou se sont clairement tendues, l'Arménie questionnant la fiabilité de son ancien allié.
Dans le contexte d'une potentielle candidature à l'adhésion à l'UE, Erevan avance prudemment, ayant exprimé son intention de rejoindre l'ensemble européen, tout en reconnaissant les défis posés par ses liens économiques étroits avec la Russie, notamment une base militaire arménienne sous contrôle russe.
Alors que l'Arménie continue de naviguer ce changement stratégique, les observateurs internationaux et les experts s'interrogent sur l'avenir de ce pays face à l'intégration européenne, tout en tenant compte des implications que cela pourrait avoir sur sa sécurité et sa souveraineté.







